Les douanes françaises se retrouvent au cœur de la tempête. Les petits colis venus de Chine arrivent par millions. Les effectifs doivent gérer cette vague en plus des missions classiques. Le risque de laisser passer des produits dangereux augmente.

Le rapport parlementaire sur les petits colis non conformes illustre ce défi. Le gouvernement reconnaît une situation intenable à long terme.

Une frontière saturée par le e-commerce

Autrefois, les douanes contrôlaient surtout des lots importants. Les flux se présentaient par conteneurs ou palettes. Désormais, le commerce en ligne fragmente ces volumes. Chaque commande devient un colis individuel à traiter.

Les systèmes actuels n’avaient pas prévu cette mutation. Les agents doivent adapter leurs méthodes en urgence.

Des moyens humains et techniques à renforcer

Les douaniers réclament des recrutements supplémentaires. Ils demandent aussi des outils de ciblage automatisé plus performants. L’analyse de risque nécessite des données fiables et partagées. La coopération avec les transporteurs doit gagner en efficacité.

Sans ces évolutions, le taux de contrôle restera marginal. Les produits non conformes continueront à franchir la frontière.

Articuler l’action des douanes et de la DGCCRF

Les douanes ne travaillent pas seules sur ce terrain. La DGCCRF surveille aussi la conformité des produits. Les deux services doivent coordonner leurs interventions. Ils partagent souvent les mêmes constats sur les plateformes en ligne.

Une stratégie claire permettrait de mutualiser les moyens. Elle faciliterait aussi le dialogue avec les autorités européennes.

Vers une réponse européenne plus cohérente

Une partie des colis entre par d’autres pays de l’Union. Les failles d’un État membre fragilisent l’ensemble du marché. Une action isolée de la France trouve vite ses limites. La réponse doit donc se construire au niveau européen.

L’article Europe marché de déversement rappelle cet enjeu.

Conclusion : la douane, maillon clé de la protection

Les douanes françaises jouent un rôle décisif dans ce dossier. Elles protègent à la fois l’économie et les consommateurs. Elles ont besoin de moyens adaptés à l’ère du colis individuel.

Les décisions prises d’ici 2026 conditionneront leur capacité d’action. Elles diront aussi le niveau réel d’ambition de l’Europe sur ce sujet.