Le couvre-feu renforcé dans quinze départements rend les élus perplexes

Couvre-feu renforcé : de nombreux doutes exprimés par les élus

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Couvre-feu renforcé : des maires peu convaincus

 

Actuellement, alors que l’exécutif envisage d’ajouter dix autres villes à celles déjà soumises à un couvre-feu renforcé, certains édiles demeurent perplexes. Au sujet de l’efficacité de ces deux heures supplémentaires. Désormais, envisagée dans de nouveaux départements. Déjà, à Belfort, Metz, Vesoul, Nancy et Besançon, les élus restent très critiques.

 

Des déplacements plus concentrés

Le couvre-feu renforcé, dès 18 heures, n'a pas convaincu de nombreux maires.

Le couvre-feu renforcé, dès 18 heures, n’a pas convaincu de nombreux maires.

Dans l’est de la France, près de 6 millions de Français doivent rester chez eux dès 18h. Sauf s’ils détiennent une dérogation. A cause d’un couvre-feu renforcé. Cependant, cette réduction des heures de circulation a engendré une concentration des déplacements dans plusieurs villes. Principalement, dans les grandes surfaces. Ainsi, elles se retrouvent encore plus fréquentées. Avec les risques de contaminations que cela implique. De plus, cela provoque une incompréhension totale parmi les petits commerces. Car ils n’admettent pas une situation qu’ils jugent injuste.

Des avis défavorables

A ce jour, six des huit départements de Bourgogne Franche-Comté doivent se plier à un couvre feu-renforcé. Cela, depuis le 2 janvier. Or, face à cette contrainte, plusieurs maires n’ont pas hésité à exprimer leurs doutes. Entre autres, à Metz. Où François Grosdidier reste persuadé que seul un retour à un confinement local apporterait une amélioration sanitaire durable. D’ailleurs, à son avis, le couvre-feu étendu n’a qu’un seul effet. Celui de « […] tuer plus sûrement les commerces qui vivent encore ».

Un virus qui circule toujours

De la même façon, à Besançon, Anne Vignot reste convaincue que le coronavirus continue de se transmettre durant la journée. Ainsi, elle considère que l’extension du couvre-feu n’est finalement pas « très appropriée ». Enfin, à Belfort, Damien Meslot estime aussi qu’il serait plus utile d’intensifier les vaccinations que d’imposer un couvre-feu commencé plus tôt. Une opinion qui rejoint les critiques formulées par Mathieu Klein, maire de Nancy, Jean Rottner, Président de la région, et Arnaud Robinet, le maire de Reims.

Un bilan chiffré attendu

Dans le sud de la France, à Nice, pour lutter contre la situation sanitaire préoccupante, Christian Estrosi admet que le couvre-feu renforcé a au moins permis, dans les Alpes-Maritimes, « […] à l’économie locale de tourner. » Mais le scénario d’un confinement local strict reste une tentation pour beaucoup d’édiles. Surtout si un engorgement des services hospitaliers se confirmait. A cause des récents échanges familiaux des fêtes de fin d’année. Dans les prochains jours, il faudra attendre l’avis du Conseil sanitaire pour se prononcer. Avant de véritablement pouvoir résoudre le dilemme de l’efficacité du nouveau couvre-feu.



Né à Blois le 22 novembre 1972, Thierry Dulac est un journaliste français. À tout juste 21 ans, il débute une carrière de journaliste à Londres sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2006 à 2009. On le voit ensuite sur iTélé, ancêtre de CNews, entre 2009 et 2011 date à laquelle il intègre le Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique Environnement.