vendredi , 25 septembre 2026

Voitures neuves : une grande braderie pour limiter les pertes du secteur

Voitures neuves : des stocks énormes à écouler

 

En mars dernier, les ventes de voitures neuves en France se sont effondrées. Dans une proportion massive de quasiment 75 %. En avril, à cause du confinement, la situation a encore empiré. Avec une chute de près de 90 %. Alors, la bouffée d’oxygène apportée par le déconfinement partiel, commencé ce 11 mai, devrait permettre aux constructeurs de se renflouer. Cela, le plus vite possible !

 

Des remises vraiment exceptionnelles

Aujourd’hui, pour parvenir à refaire surface, les constructeurs doivent absolument réussir à réduire leurs énormes stocks de voiture neuves. En effet, durant ces deux derniers mois, leur quantité s’est accumulée dans des proportions considérables. D’après les chiffres de la Fédération des Equipementiers, l’effort commercial à réaliser portera sur environ quatre mois de production. Cela, toutes marques confondues. Et idéalement, il faudrait qu’il donne des résultats rapidement. Car actuellement, le stockage de tous ces véhicules bloqués coûte au secteur des millions d’euros. Par conséquent, les acheteurs potentiels bénéficient dès maintenant de remises véritablement exceptionnelles. De fait, elles peuvent parfois atteindre jusqu’à 45 %.

Des facilités très attrayantes

Le secteur de la vente des voitures neuves propose actuellement des soldes très importants, pour relancer un marché sinistré.
Le secteur de la vente des voitures neuves propose actuellement des soldes très importants, pour relancer un marché sinistré.

En complément de leurs ventes habituelles, les constructeurs ont aussi misé sur des offres des locations de longue durée. Associées à un paiement différé. Ainsi, des marques très populaires, comme Toyota, Ford et Seat, voire prestigieuses, comme Jaguar et Land Rover, s’y sont mises. Pour renforcer leur attrait, ces offres décalent parfois leurs premières échéances à l’année prochaine. De plus, de nombreux contrats sont proposés à moins de 100 € par mois. Incontestablement, la stratégie du paiement différé est très efficace. Ainsi, des marques comme Renault ou Audi proposent de disposer d’un véhicule dès ce mois-ci, mais de ne commencer à le payer qu’à partir du mois de septembre. Même principe chez Citroën. Avec toutefois un paiement plus rapproché. Dont le délai est de seulement deux mois. Mais la palme du report revient sans doute au constructeur coréen Kia. En effet, celui-ci va jusqu’à faire des offres sur toutes ses gammes sans aucun apport. Cela, avec un contrat étalé ensuite sur 51 mois. Avec en plus, les trois premiers mois offerts. A l’évidence, toutes les marques les plus demandées ont pensé aux meilleurs moyens de proposer des « ventes flash » les plus séduisantes possibles.

Une opportunité idéale pour rouler plus vert

Afin d’associer la reprise des ventes de voitures neuves à une future protection de l’environnement, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, a aussi parlé de mesures qui pourraient favoriser « une croissance durable et verte ». Ainsi, les achats de voitures électriques et hybrides pourraient bientôt profiter d’aides avantageuses. Cela encouragerait les consommateurs à sauter le pas, pour enfin rouler électrique. Cependant, malgré les premières offres lancées, le Conseil National des Professions de l’Automobile est conscient du fait qu’il faudra aussi prévoir des conditions très accessibles. Pour une majorité d’acheteurs. Sans cela, aucune décrue des stocks de voitures neuves ne sera vraiment atteinte. De plus, une inertie inévitable de ces achats devrait durer jusqu’au mois de septembre. En effet, à la sortie du confinement, le premier réflexe des consommateurs ne sera pas forcément d’acheter une nouvelle voiture.

  • Le Bulletin des Communes  vous suggère aussi l’article des Echos

Voir aussi

Des clés sont posées dans un logement meublé

Location meublée : les règles fiscales ont changé en 2026, votre ancien calcul est-il encore valable ?

Un propriétaire qui reprend simplement le calcul utilisé pour ses revenus 2025 peut se tromper sur ses loyers encaissés en 2026. Les seuils du régime micro-BIC ont évolué et les règles diffèrent fortement selon le type de location. Pour les meublés de tourisme non classés, le seuil spécifique reste fixé à 15 000 euros. Pour un meublé de tourisme classé, le seuil applicable aux revenus 2026 atteint 83 600 euros. La fiscalité d’une location meublée classique de longue durée doit, elle aussi, être distinguée des locations touristiques. À cela s’ajoutent les règles sociales : au-delà de certains montants, les cotisations peuvent remplacer les simples prélèvements sociaux. Avant de préparer la déclaration 2027 des revenus 2026, il faut donc identifier précisément la catégorie du logement.