On dirait que le gouvernement a décidé de prendre les choses en main concernant les histoires de manipulation de l’information. C’est un peu comme si on essayait de mettre de l’ordre dans un bazar numérique qui prend de plus en plus de place. L’idée, c’est de créer une sorte de plan d’action, une stratégie nationale, pour faire face à tout ça. Ça touche à plein de choses, de l’éducation des jeunes à la façon dont les plateformes en ligne fonctionnent, en passant par la manière dont on peut réagir quand quelque chose de louche se passe. C’est pas simple, parce que ça bouge tout le temps, surtout avec toute cette histoire d’intelligence artificielle qui rend les choses encore plus compliquées. L’objectif, c’est de rendre notre espace public plus sûr et de s’assurer que chacun puisse se faire sa propre idée sans être constamment influencé par des choses fausses ou trompeuses.
Renforcer la Résilience Nationale Face aux Manipulations
Pour faire face aux manipulations de l’information, il ne suffit pas de compter sur la technique ou de lancer des appels. Il faut construire une vraie résistance, et ça, ça commence par nous tous, les citoyens. C’est l’idée derrière cette nouvelle stratégie nationale. On veut que la société entière soit mieux armée pour repérer et contrer ces manœuvres.
Pour y arriver, plusieurs pistes sont explorées :
Structurer une Capacité Nationale d’Expertise
On met en place une sorte d’académie, rattachée à Viginum, pour devenir vraiment bons à identifier ces manipulations. Il s’agit de centraliser le savoir-faire et de le rendre accessible.
Bâtir une Filière Éducative et de Recherche Dédiée
L’école et l’université vont jouer un rôle plus important. On veut créer des parcours d’études et de recherche axés sur la manière dont l’information circule et comment s’en protéger. L’idée, c’est de former les générations futures à être plus critiques.
Mobiliser les Dispositifs d’Engagement Civique
Des actions concrètes vont être menées via des dispositifs comme la Journée Défense et Citoyenneté, le Service Civique, ou encore les réserves. L’objectif est de former un maximum de personnes et de leur donner des outils pour s’engager dans la protection de notre espace informationnel.
Construire une Culture Citoyenne Participative
Enfin, on cherche à développer une sorte de réflexe collectif. Cela passera par des initiatives locales, des formats participatifs, pour que chacun se sente concerné et acteur de cette résilience. L’objectif final est que chaque citoyen puisse se forger un jugement éclairé, loin des fausses nouvelles et des manipulations.
Encadrer et Responsabiliser les Plateformes Numériques
Les plateformes numériques ont un rôle énorme dans la façon dont l’information circule, et soyons honnêtes, elles ne sont pas toujours les meilleures pour ça. Il faut qu’elles prennent leurs responsabilités, surtout avec l’arrivée de l’IA générative qui peut créer des contenus à une vitesse folle. On doit s’assurer que les règles européennes, comme le DSA, soient bien appliquées. Ça veut dire qu’elles doivent retirer les contenus illégaux plus vite, identifier les faux comptes et être plus transparentes sur leurs algorithmes. C’est pas juste une question de contenu, c’est aussi une question de comment ça marche en coulisses.
Adapter la Régulation aux Défis de l’IA Générative
L’intelligence artificielle générative change la donne. Elle peut produire des textes, des images, des vidéos qui semblent vrais, mais qui sont faux. Il faut donc adapter nos lois pour que les plateformes soient obligées de signaler quand un contenu a été créé par une IA. On ne peut pas laisser n’importe quoi circuler sans qu’on sache d’où ça vient ni comment ça a été fait. Il est temps de mettre des garde-fous clairs pour l’IA générative.
Renforcer les Moyens d’Action de Viginum
L’agence Viginum a un rôle clé à jouer. Il faut lui donner plus de moyens pour qu’elle puisse surveiller ce qui se passe, détecter les manipulations et agir rapidement. Ça passe par plus de personnel, de meilleurs outils et une coordination plus forte avec les autres services de l’État. Viginum doit pouvoir identifier les campagnes de désinformation, surtout quand elles viennent de l’étranger, et alerter les plateformes et le public.
Fiabiliser l’Environnement Informationnel
Pour que le débat public reste sain, il faut que l’information soit fiable. Les plateformes doivent faire plus pour lutter contre la diffusion de fausses nouvelles et les contenus trompeurs. Ça inclut :
- Mieux identifier les sources d’information.
- Lutter contre les comptes et les réseaux qui diffusent de la désinformation de manière organisée.
- Être plus transparents sur la manière dont les publicités politiques sont diffusées et ciblées.
- Mettre en place des mécanismes pour repérer les plateformes qui facilitent activement les ingérences étrangères.
Consolider les Capacités Nationales de Détection et Réponse
Pour faire face aux manipulations d’information, il faut des outils et des méthodes solides pour repérer et contrer ces actions. On ne peut pas juste attendre que ça arrive, il faut être prêt.
Structurer une Capacité Distribuée de Veille et Détection
L’idée, c’est de mettre en place un système qui surveille ce qui se passe, un peu partout. Ça ne repose pas sur une seule entité, mais sur un réseau. On va donc :
- Créer un réseau d’acteurs publics et locaux qui vont tous regarder dans la même direction. Ça inclut les services de l’État, mais aussi les collectivités.
- Renforcer le centre qui s’occupe déjà de ça, Viginum, pour qu’il puisse mieux coordonner tout ce monde. C’est lui qui sera le chef d’orchestre.
- Intégrer les informations qui viennent de nos diplomates et de nos militaires. Ils sont souvent en première ligne et voient des choses que les autres ne voient pas.
L’objectif est d’avoir une vision claire et en temps réel de ce qui se trame.
Déployer une Doctrine Interministérielle de Réponse
Quand on détecte une manipulation, il faut savoir comment réagir. C’est là qu’une doctrine entre en jeu. Ça veut dire qu’on a un plan d’action clair, connu de tous les ministères concernés. Ce plan doit permettre de :
- Mobiliser les bonnes personnes et les bons outils, qu’ils soient techniques, diplomatiques ou judiciaires.
- Agir de manière coordonnée. Personne ne doit agir dans son coin, il faut que tout le monde tire dans le même sens.
- Adapter la réponse à la situation. On ne réagit pas de la même manière si c’est une petite rumeur ou une grosse opération d’influence.
C’est particulièrement important quand il y a des élections, car c’est souvent à ce moment-là que les attaques sont les plus fortes.
Renforcer la Réponse Judiciaire et la Coopération Internationale
Il ne suffit pas de détecter et de répondre, il faut aussi pouvoir sanctionner. Pour cela, il faut que la justice ait les moyens de travailler efficacement. On va donc :
- Mettre en place un plan d’action concret pour les procureurs, pour qu’ils sachent comment traiter ces affaires.
- Améliorer la coopération avec les autres pays. Les manipulations ne s’arrêtent pas aux frontières, donc il faut que les polices et les justices des différents pays travaillent ensemble.
Accompagner l’Émergence d’une Filière OSINT
L’OSINT, c’est le renseignement qu’on trouve dans les sources ouvertes, comme les réseaux sociaux, les sites web, etc. C’est une mine d’or pour comprendre qui fait quoi. Pour exploiter ça au mieux, on va :
- Aider à créer un écosystème d’outils et de compétences. Il faut des gens formés et des logiciels adaptés.
- Favoriser la coopération entre le public et le privé. Les entreprises ont souvent des données intéressantes.
- Soutenir les analystes indépendants. Ils font un travail précieux pour décortiquer l’information.
Agir avec les Partenaires Européens et Internationaux
La lutte contre les manipulations de l’information ne s’arrête pas aux frontières. C’est un combat qui demande une coordination à l’échelle mondiale. Nous devons travailler main dans la main avec nos voisins européens et nos alliés internationaux pour construire un front uni.
Structurer une Communauté Européenne de Lutte
Il est temps de bâtir une véritable communauté européenne dédiée à la lutte contre les manipulations. Cela signifie mettre en place des structures qui permettent à nos services de travailler ensemble, de partager des informations et des bonnes pratiques. On pense notamment à un réseau européen qui regrouperait les entités chargées de contrer les ingérences étrangères numériques. L’idée est de créer des liens solides, basés sur la confiance et la capacité à agir de manière coordonnée, tout en respectant les spécificités de chaque pays.
Développer une Stratégie d’Assistance Capacitaire
Certains pays sont plus exposés que d’autres aux campagnes de désinformation. Nous devons donc mettre en place une stratégie pour les aider à renforcer leurs propres défenses. Cela peut passer par le partage de technologies, la formation de leurs experts ou le soutien à leurs initiatives locales. Cette aide doit être ciblée et alignée sur les moments clés, comme les périodes électorales, où les risques sont les plus élevés.
Porter une Doctrine Démocratique dans les Instances Multilatérales
Nos valeurs démocratiques doivent être défendues partout. Dans les grandes organisations internationales comme l’Union Européenne, le G7, l’OTAN, l’ONU ou encore la Francophonie, nous devons activement promouvoir une doctrine commune face aux manipulations. Il s’agit de faire entendre notre voix, de proposer des solutions et de construire des alliances solides pour garantir un espace informationnel libre et sûr pour tous.
Mobiliser les Citoyens pour une Meilleure Compréhension
On ne peut pas laisser les manipulations de l’information gagner du terrain. C’est une affaire de tous, et ça commence par nous, les citoyens. Il faut qu’on arrive à mieux comprendre ce qui se passe, comment l’information circule et comment elle peut être tordue. L’objectif, c’est de construire une société plus solide face à ces attaques.
Pour y arriver, plusieurs pistes se dessinent :
- Mieux comprendre les enjeux : Il ne s’agit pas juste de savoir si une information est vraie ou fausse. C’est aussi de saisir comment un environnement peut être construit pour nous influencer, comment certains sujets sont mis en avant et d’autres pas, ou comment on peut nous pousser à agir d’une certaine manière sur le long terme. Il faut une vision plus large.
- Agir contre les coupables : Quand on repère des manipulations, il faut pouvoir le signaler facilement. L’État a un rôle à jouer pour sanctionner ceux qui diffusent ces fausses informations, qu’il s’agisse de personnes, de groupes ou même de plateformes. On ne peut pas laisser faire.
- Garantir la confiance : Pour que chacun puisse se faire sa propre idée, il faut que les acteurs qui nous informent soient fiables. Cela veut dire plus de transparence sur qui dit quoi, d’où ça vient, et comment les contenus sont produits, surtout avec l’intelligence artificielle. On doit pouvoir faire confiance à ce qu’on lit ou entend.
Et maintenant ?
Alors voilà, cette stratégie nationale, c’est pas juste un papier qu’on range dans un tiroir. C’est un plan d’action concret pour nous aider à mieux comprendre ce qui se passe en ligne et à nous protéger. L’idée, c’est pas de nous dire quoi penser, loin de là. C’est plutôt de nous donner les outils pour faire la part des choses. Ça passe par l’éducation, par une meilleure visibilité sur qui fait quoi sur internet, et par des règles plus claires pour les grandes plateformes. On va travailler ensemble, citoyens, experts, et l’État, pour que notre espace d’information reste un lieu de débat sain. C’est un chantier de longue haleine, mais c’est notre démocratie qui est en jeu, alors il faut s’y mettre sérieusement.

