Transports publics : un test pratique mené grandeur nature

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Transports publics : une reprise redoutée

 

Pour accueillir correctement les voyageurs dans les transports publics, ce 11 mai, la RATP a augmenté son trafic. Précédemment, il était de 30 %. Désormais, il atteindra 75 % du service habituel.

 

Des mesures sanitaires strictes

A l’évidence, l’une des contraintes phares de la réutilisation des transports publics sera de porter obligatoirement un masque. Pour promouvoir le nouveau mode d’emploi de son réseau, la RATP a placé de très nombreux autocollants d’avertissements dans ses rames. Ainsi que sur les quais des stations franciliennes. Désormais, grâce au message « Pour notre santé à tous, portons un masque », les usagers savent ce qu’ils doivent faire. Par ailleurs, l’injonction « Pour notre santé à tous, gardons nos distances » est visible partout. De cette façon, le respect des mesures barrières et la distanciation physique devraient s’imposer. Même auprès des voyageurs les plus récalcitrants.

Une nouvelle attestation

A partir d’aujourd’hui, en Île-de-France, une attestation professionnelle sera obligatoire pour utiliser les transports publics. Par conséquent, les usagers devront pouvoir présenter un document émis par leur employeur. Ainsi, pour les Franciliens qui doivent aller travailler, cette contrainte remplacera celle de l’attestation dérogatoire de déplacement. Cela démontre que le déconfinement amorcé dans la région est clairement encadré. De fait, Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’État aux Transports, a récemment expliqué que tous les utilisateurs des transports publics devront pouvoir fournir ce justificatif. Celui-ci devra préciser une plage horaire. Cela, afin d’éviter une concentration des voyageurs durant les heures de pointe. Ce que le Gouvernement appelle un lissage des déplacements.

Une certaine souplesse

signal de station de métro concernés par la reprise des transports publics

La reprise de l’activité dans les transports publics constituera un test révélateur sur l’état d’esprit des usagers.

La plage horaire choisie devra figurer sur une attestation nominative. Elle pourra être hebdomadaire. En revanche, celle-ci, imprimée par le salarié, devra comporter un cachet de l’entreprise. Jeudi dernier, l’obligation de se munir de ce document a également été confirmée par Élisabeth Borne. En effet, la ministre de la Transition écologique et solidaire a détaillée cette mesure,  lors d’une conférence de presse donnée à Matignon. Cette semaine, les voyageurs qui ne pourront pas montrer cette attestation ne seront pas sanctionnés. En revanche, l’accès aux transports publics pourra leur être interdit. Désormais, la plage des horaires d’arrivée au travail pourra s’étaler entre 6h30 et 10h30. Celle des départs, entre 15h30 et 19h30. Ainsi, le nombre global des voyageurs dans les transports publics pourra être nettement renforcé. Le but étant, comme l’a déclaré Valérie Pécresse, Présidente de la région Île-de-France, que cette reprise du travail « […] ne se transforme en embouteillage géant. »

L’encouragement au télétravail

Pour favoriser cet étalement des déplacements, l’exécutif souhaite aussi encourager le télétravail. Cela, à chaque fois qu’il sera possible. En effet, à l’avenir, cette pratique professionnelle devrait s’étendre. D’ailleurs, cette tendance constitue l’un des points clés d’une charte, validée par le préfet de la région Île-de-France. Une charte également  cosignée par la Région et plusieurs organisations patronales. Notamment, la CPME Ile-de-France, le MEDEF Île-de-France et l’Union des Entreprises de Proximité. L’encouragement au télétravail devrait rester l‘une des tendances fortes du déconfinement partiel. Ainsi, Charles Znaty, Président du MEDEF Paris, a déclaré qu’il sera préférable de « […] ne pas prendre les transports si l’on n’en a pas besoin. »