Les transporteurs publics ont exprimé des craintes de troubles le 11 mai.

Craintes de troubles : les transports publics vont-ils réussir leur mission ?

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Craintes de troubles : le déconfinement inquiète les sociétés de transports

 

A l’approche de la fin du déconfinement, les principales sociétés de transports publics, dont la RATP et la SNCF, ont fait part à Edouard Philippe de leurs craintes de troubles. En effet, elles redoutent de ne pas pouvoir satisfaire les attentes de l’Etat. Aussi bien en matière de service fourni aux voyageurs que des mesures sanitaires à faire respecter.

 

De fortes inquiétudes

Dernièrement, dans une lettre envoyée au Premier ministre, les dirigeants des sociétés de transports publics lui ont expliqué qu’ils auront besoin le 11 mai de policiers pour faire respecter l’ordre. Ainsi, leurs fortes craintes de troubles concernent notamment les gestes barrières et les règles de distanciation physique. A leur avis, faire respecter une distance d’un mètre dans les rames et les bus, entre les usagers, même grâce à un marquage clair, ne sera pas possible. Cela, même si seulement 30 à 40 % des usagers sont attendus. Soutenus par le Président de l’Union des Transports Publics, ils ont expliqué à Edouard Philippe, qu’ils ne pourront pas satisfaire « […] une obligation de résultat qui pourrait [leur] être imposée. » Principalement dans le métro parisien.

Nécessité de limiter la fréquentation

Dans cette lettre, plusieurs responsables, dont Jean-Pierre Farandou pour la SNCF et Catherine Guillouard pour la RATP, considèrent que la fréquentation des bus et des trains ne devrait pas dépasser « 10 à 20 % de leurs capacités ». De fait, cette demande est également soutenue par Patrick Jeantet, Directeur de Keolis, et Édouard Hénaut, responsable de Transdev. Sans cette limitation, ces dirigeants prévoient des « risques d’arrêt du service susceptibles de générer des troubles ». Ce qui pourrait ensuite engendrer « des tensions sociales de la part du personnel ».

Mettre en place des barrages filtrants

Dans une lettre récente envoyée au Premier ministre, les transporteurs publics lui ont fait part de craintes de troubles.

Dans une lettre récente envoyée au Premier ministre, les transporteurs publics lui ont fait part de craintes de troubles.

En clair, afin d’éviter un recours massif au droit de retrait parmi les personnels concernés, ces responsables des transports en commun réclament à l’exécutif une « mobilisation des forces de l’ordre, nationales et municipales ». Sans elle, ils pensent qu’un contrôle en amont de l’arrivée des voyageurs ne pourra pas avoir lieu. Ainsi, ils estiment que des « barrages filtrants » seront nécessaires. Car ils prédisent que leurs moyens habituels seront insuffisants. D’ailleurs, en raison de leurs craintes de troubles, ces opérateurs se dégagent par avance de toute responsabilité. De fait, ils demandent de repousser la mise en œuvre du redémarrage prévu. Ce qui leur permettrait de mieux organiser l’information auprès des voyageurs. Entre autres, sur les distances physiques à respecter.

Une mise en garde claire

S’ils estiment que leur mise en garde n’est pas entendue, ces responsables des transports publics ont prévenu Edouard Philippe sans ambiguïté. De fait, sans réaction de sa part, ils s’attendent à un « risque très élevé de trouble à l’ordre public […] ». Leurs craintes de troubles est donc forte. Dès lors, pour eux, ce problème « conduira nécessairement à l’arrêt des transports publics, pourtant indispensables à la sortie du confinement et la reprise de l’activité économique. » Cet avertissement pressant va sans doute contraindre l’exécutif à réagir rapidement.

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