Cécile Prévieu, Directrice Générale de Storengy

Storengy, pour optimiser durablement l’usage de l’hydrogène

15295

Actuellement, Storengy est l’un des leaders mondiaux du stockage souterrain de gaz naturels. En France, cette société est experte en production et en stockage d’hydrogène, ainsi qu’en biométhane. Par ailleurs, elle joue à la fois un rôle d’investisseur, d’intégrateur et de pilote dans le secteur d’avenir des gaz renouvelables. Cécile Prévieu, sa Directrice Générale, nous explique ici les futurs projets que mène Storengy.

 

Bonjour madame Prévieu. Quel est aujourd’hui le cœur de métier de Storengy ?
Cécile Prévieu : Notre société est une filiale d’ENGIE, historiquement en charge du stockage de gaz naturel. Notre activité est internationale, puisque nous travaillons à la fois en France, en Angleterre et en Allemagne. Nous nous sommes engagés il y a quelques années dans la géothermie et le développement des gaz renouvelables. Nous nous efforçons notamment de développer les usages de l’hydrogène, notamment sur la mobilité. Des projets que nous inscrivons sur l’ensemble des territoires et pour les collectivités. L’hydrogène a l’avantage de favoriser une économie circulaire, tout en produisant de l’énergie décarbonée.

Que représente pour vous le Plan Hydrogène, que vient de lancer le Gouvernement ?
Avant l’annonce de ce Plan, Storengy menait déjà plusieurs projets fondés sur l’hydrogène. Tous orientés vers la transition zéro carbone. Cela, sur de nombreux territoires. Cependant, cette volonté d’accélération de l’exécutif en faveur des énergies décarbonées va évidemment nous fournir des moyens renforcés, donc à court terme de nouvelles possibilités. En effet, un budget de 2 milliards d’euros a été prévu pour les deux prochaines années. Clairement, cela va nous permettre d’accélérer la réalisation de nos chantiers qui nécessitent des subventions. Notamment, ceux menés en collaboration avec les collectivités.

Logo de Storengy

A ce sujet, pouvez-vous nous donner des précisions sur le grand chantier que Storengy va mener sur le Grand Port de Bordeaux ?
Pour notre société, ce projet sera particulièrement innovant. Car il va nous permettre d’étendre nos compétences au secteur maritime. Ainsi, pour nous, cette démarche constituera une première très intéressante qui pourra servir pour d’autres ports en France.

En matière de stockage, l’hydrogène étant un gaz inflammable, existe-t-il des risques ?
Storengy est un expert reconnu dans le stockage de gaz naturel. Notre expérience dans ce domaine est solide, puisqu’elle a 60 ans. Aujourd’hui, nous gérons des sites de stockage de gaz ICPE et Seveso d’une très haute sécurité. Nous souhaitons désormais développer du stockage souterrain d’hydrogène, notamment dans des cavités salines que nous aménageons dans ce but. Cela nous permettra ensuite de fournir à nos projets des quantités suffisantes d’hydrogène. Capables d’alimenter en grande quantité les territoires, dans un contexte industriel.

Brièvement, quels sont les avantages de l’hydrogène ?
L’hydrogène renouvelable permet de réduire jusqu’à 90 % les émissions de CO2 dans l’industrie et les transports. Il permet de stocker de l’énergie sur des durées longues. Enfin, en matière de mobilité, il permet une large autonomie des véhicules, une recharge rapide et apporte la puissance nécessaire aux véhicules lourds (bus, camions-bennes, trains), comparé aux moteurs électriques.

Actuellement, comment incitez-vous les territoires à utiliser plus souvent l’hydrogène à l’avenir ?
Pour cela, Storengy a développé un outil très utile pour les territoires. Il est facilement accessible et consultable en ligne. Il permet notamment de calculer et d’évaluer les économies carbone réalisables par les clients. Cela, de façon précise. Avec l’hydrogène ou avec la géothermie. Ce site regroupe l’intégralité des offres et des services de Storengy. De cette façon, les décisionnaires peuvent connaître à l’avance les tonnes de CO2 qu’ils pourront ainsi éviter. Cet outil leur fournit une aide efficace à la décision avant de se lancer dans tout projet.

Propos recueillis par Thierry Dulac /Septembre 2020