Sapin de fête : l’arbre que refuse Bordeaux fait des heureux en Corrèze

Sapin de fête : l’arbre que refuse Bordeaux fait des heureux en Corrèze

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Sapin de fête : une petite commune profite d’une aubaine

 

Finalement, la municipalité de Malemort-sur-Corrèze a décidé de racheter le grand sapin de fête dont Bordeaux n’a pas voulu. Une autre vision de l’écologie. Sans polémique.

 

Un refus catégorique de Bordeaux

Un sapin de fête, refusé par Bordeaux, servira à Noël dans une petite commune de Corrèze.

Un sapin de fête, refusé par Bordeaux, servira à Noël dans une petite commune de Corrèze.

Pour un motif écologique, le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, a décidé cette année de ne pas installer dans sa ville les traditionnels sapins de Noël. Notamment le plus grand, à l’endroit habituel. Sur la place Pey Berland. Cela, parce que l’édile refuse d’utiliser un « arbre mort ». Suite à cette décision, profitant de l’opportunité, la petite ville de Malemort-sur-Corrèze a racheté ce sapin de fête. Qui aurait dû décorer la capitale girondine. Ainsi, ce grand arbre servira malgré tout à célébrer Noël. Mais dans une ville plus modeste.

Une tradition à préserver

Pour Laurent Darthou, le maire de Malemort, qui compte un peu plus de 8.000 habitants, la tradition de Noël doit être préservée. Donc, installer en cette fin d’année un grand sapin de fête sur un rond-point de sa ville lui tient à coeur. Surtout en période de crise sanitaire. De plus, aux yeux de ce maire, cette tradition est particulièrement symbolique. Car sa région est très active dans la filière du bois. De fait, de nombreux sapins y sont produits. D’ailleurs, à l’origine, c’est la société « Mon sapin », située à 80 kilomètres de Malemort, qui a fourni ce majestueux conifère. D’une hauteur imposante de 19 mètres.

Un recyclage écologique

L’année prochaine, après en avoir profité comme décoration, Malemort fera débiter cet arbre festif. Ainsi, il servira à fabriquer des bancs. De cette façon, l’achat de ce sapin, d’un montant de 6.000 euros, sera totalement amorti. Selon Laurent Darthou, ce second usage donnera à cet arbre une nouvelle vie. En pratique, très utile à sa commune. Tout en restant écologique. Mais d’une manière très différente de celle du maire de Bordeaux.