En France, la précarité alimentaire s'installe dans certains quartiers.

Précarité alimentaire : une montée préoccupante dans certains quartiers

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Précarité alimentaire : un phénomène de plus en plus visible

Actuellement, la fermeture de certaines écoles crée des soucis d’organisation pour de nombreux parents, lorsqu’ils doivent retourner travailler. Mais ces problèmes engendrent aussi une nouvelle précarité alimentaire. Cela, quand l’accès aux cantines n’est plus possible. Ainsi, un repas quotidien, gratuit ou très économique, a parfois disparu de certains foyers.

Une fracture naissante

Dans les zones où les écoles n’ont pas pu rouvrir, ou encore où les cours ont repris mais sans l’accès à une cantine, l’absence de déjeuner est nettement ressentie comme un manque. Ainsi, la précarité alimentaire, déjà pesante pendant le confinement, perdure. Pour certaines familles qui ont subi une perte d’emploi, à cause du ralentissement économique, l’aide apportée par les associations caritatives devient alors vitale. De fait, le Secours Populaire et d’autres initiatives d’aide locale jouent aujourd’hui un rôle central dans l’apport alimentaire quotidien.

Heureusement, dans certains cas, des stocks d’excédents, comme des pommes de terre invendues, ou des produits laitiers, remplissent utilement les paniers. Ceux-ci peuvent alors être offerts aux foyers fragilisés. Egalement, les distributions de fruits et légumes invendus sont particulièrement appréciées. En effet, elles apportent des rations bienvenues de produits sains et frais. Néanmoins, une réelle fracture alimentaire commence à apparaître dans certaines régions. Celle-ci est constatée par les bénévoles qui travaillent pour les associations d’aide sociale.

De nouveaux foyers touchés par la précarité alimentaire

En France, la précarité alimentaire devient plus visible, notamment avec la fermeture de certaines cantines scolaires.

En France, la précarité alimentaire devient plus visible, notamment avec la fermeture de certaines cantines scolaires.

Parfois, l’arrêt d’une mission d’intérim, ou un chômage partiel qui tarde à arriver, aggrave encore l’arrêt du fonctionnement des cantines. Dans ces cas-là, la possibilité d’acheter des lots de nourriture hebdomadaires pour deux ou trois euros symboliques servent à fournir les seuls repas possibles. Peu à peu, les associations caritatives constatent que des familles qui semblaient ne pas avoir besoin d’elles réclament désormais leur soutien. Ainsi, des centres d’action sociale voient maintenant venir vers eux des personnes qu’avant ils ne connaissaient pas. Face à cette situation préoccupante, notamment à Marseille ou en Seine-Saint-Denis, la solidarité s’organise.

Sur le terrain, des enseignants ont décidé de lancer des cagnottes en ligne. Cela, pour que certains élèves cessent d’avoir faim. De cette manière, ces professeurs parviennent à compenser l’absence des repas fournis par les cantines fermées.

Un secours social menacé

De fait, le rendez-vous quotidien que les cantines fournissaient auparavant constituait pour les enfants de certaines familles pauvres le seul repas équilibré de leur journée. Pour ces foyers en situation précaire, parfois sans droits sociaux, un second confinement serait catastrophique. Il renforcerait une précarité alimentaire déjà latente. Ainsi, dans le cas d’une nouvelle fermeture des écoles, l’aide apportée à une détresse sociale réelle serait une fois de plus interrompue. Ce qui aggraverait forcément des inégalités sociales criantes.