On dirait que les intercommunalités sont de plus en plus importantes pour nos politiques sociales. Elles ne s’occupent plus seulement de trucs comme l’économie ou l’aménagement du territoire. Non, maintenant, elles mettent le paquet sur l’aide aux familles, le logement, et même la petite enfance. C’est comme si elles devenaient le guichet unique pour plein de services dont on a besoin au quotidien. On va voir comment elles s’organisent et ce que ça change pour nous.

Les Intercommunalités Renforcent Leurs Politiques Sociales

L’Action Sociale Devient une Priorité Majeure

On voit de plus en plus les intercommunalités prendre le relais sur les questions sociales. Ce n’est plus juste une affaire de communes isolées. Les élus locaux le disent eux-mêmes : la cohésion sociale sera au cœur des préoccupations pour le prochain mandat. Ils sentent bien que c’est là que se jouent beaucoup de choses pour le quotidien des habitants.

Accompagnement des Familles et Lutte Contre le Non-Recours

Beaucoup d’intercos se lancent dans des actions concrètes pour aider les familles. L’idée, c’est de s’assurer que personne ne passe à côté des aides auxquelles il a droit. C’est un vrai casse-tête, car il y a beaucoup de dispositifs et les gens ne savent pas toujours où chercher. Parfois, c’est même l’administration qui n’arrive pas à toucher tout le monde. Pour y remédier, certaines communautés de communes expérimentent des approches nouvelles :

  • Mettre en place des équipes dédiées pour aller au contact des habitants.
  • Simplifier les démarches et les informations, loin des jargon administratifs.
  • Créer des liens plus forts entre les services sociaux, les associations et les citoyens.

Adaptation des Politiques aux Besoins Locaux

Ce qui est intéressant, c’est que chaque intercommunalité essaie de coller au plus près de ce que vit son territoire. On ne fait pas la même chose à la campagne qu’en ville.

  • Dans les zones rurales, on va souvent se concentrer sur le maintien des services de proximité et l’aide aux personnes isolées.
  • Dans les zones plus denses, l’enjeu peut être l’accès au logement ou le soutien à la petite enfance.

L’objectif, c’est d’avoir des politiques sociales qui parlent vraiment aux gens et qui répondent à leurs problèmes du quotidien, sans forcément attendre que l’État donne des directives précises.

Diversification des Compétences Sociales Intercommunales

Les intercommunalités ne se contentent plus de leurs missions de base. Elles étendent leur action à des domaines sociaux de plus en plus variés pour répondre aux besoins spécifiques de leurs territoires. C’est une vraie évolution.

Habitat et Logement : Une Compétence Partagée

Presque toutes les intercommunalités s’impliquent dans l’habitat et le logement. Elles travaillent sur des programmes de construction de logements sociaux, mais aussi sur la rénovation de l’habitat ancien et l’aide aux propriétaires. L’objectif est de proposer des solutions pour tous, que ce soit pour les familles, les jeunes actifs ou les personnes âgées. Elles peuvent aussi gérer des dispositifs d’aide à l’accès au logement ou de lutte contre l’habitat indigne. C’est un domaine où la collaboration avec les communes est essentielle pour avoir un impact réel.

Petite Enfance et Jeunesse : Un Engagement Fort

La petite enfance et la jeunesse sont devenues des priorités pour beaucoup d’intercommunalités. Elles gèrent des crèches, des centres de loisirs, et soutiennent des actions éducatives ou culturelles pour les jeunes. L’idée est de proposer un cadre de vie favorable aux familles et de donner aux jeunes les moyens de s’épanouir. On voit aussi des initiatives pour accompagner les adolescents dans leurs projets, que ce soit pour l’orientation scolaire ou la recherche d’un premier emploi. C’est un investissement pour l’avenir du territoire.

Soutien aux Personnes Âgées et à la Santé

Le soutien aux personnes âgées prend de plus en plus de place dans les compétences intercommunales. Cela peut passer par la création de résidences autonomie, le développement de services d’aide à domicile, ou encore la mise en place d’activités pour maintenir le lien social. Parallèlement, certaines intercommunalités s’engagent dans le domaine de la santé, en soutenant l’installation de professionnels de santé ou en participant à des programmes de prévention. L’accès aux soins et le bien-être des aînés deviennent des enjeux majeurs pour les intercommunalités.

Mutualisation des Services pour des Politiques Sociales Efficaces

Les intercommunalités ont compris qu’unir leurs forces permet de faire beaucoup plus, surtout quand il s’agit d’action sociale. Plutôt que chaque commune y aille de son côté, souvent avec des moyens limités, elles mettent en commun leurs ressources. C’est un peu comme si on créait une grande boîte à outils commune pour aider tout le monde.

Maisons de Services au Public : Guichet Unique

Imaginez devoir aller à trois endroits différents pour régler trois trucs administratifs. Pas pratique, n’est-ce pas ? Les Maisons de Services au Public (MSAP), ou ce qu’on appelle maintenant France Services, changent la donne. Elles regroupent plusieurs services publics sous un même toit. Que ce soit pour des questions de CAF, de retraite, de santé ou même d’impôts, vous avez un seul endroit où aller. Ça simplifie la vie des habitants, surtout ceux qui habitent loin des grandes villes. C’est une façon concrète de rapprocher l’administration des citoyens, en évitant de perdre du temps dans les déplacements et les démarches.

Conventionnements et Personnel Mutualisé

Pour que tout cela fonctionne, les intercommunalités signent des accords, des conventions, avec les communes membres. Parfois, elles vont même plus loin en partageant leur personnel. Une assistante sociale qui travaille pour plusieurs communes, par exemple, ça permet de répartir la charge et d’avoir des professionnels plus disponibles. Ça évite aussi que chaque commune doive recruter sa propre équipe pour chaque petite tâche. C’est une optimisation des ressources humaines, tout simplement. On voit aussi des intercommunalités prendre en charge des missions qui étaient avant gérées par les communes, comme l’instruction des permis de construire ou la gestion de certains équipements.

Stratégies d’Intérêt Communautaire

Au-delà de la simple gestion du quotidien, les intercommunalités définissent des stratégies communes. On parle d’intérêt communautaire. Ça veut dire qu’elles décident ensemble de ce qui est important pour tout le territoire. Par exemple, si une intercommunalité décide de développer une politique de soutien à la petite enfance, elle peut le faire pour l’ensemble de ses communes membres. Ou alors, elle peut choisir de se concentrer sur des projets qui profitent à tout le monde, comme la création d’une nouvelle ligne de transport ou la mise en place d’un réseau d’aide aux personnes âgées. C’est cette vision d’ensemble qui permet de construire des politiques sociales plus solides et plus cohérentes sur un territoire donné.

L’Environnement et l’Aménagement : Piliers des Dépenses Intercommunales

Bâtiment intercommunal avec feuille verte, ciel bleu, personnes marchant.

Quand on regarde où va l’argent des intercommunalités, l’environnement et l’aménagement du territoire arrivent en tête de liste. C’est pas rien, ça représente une grosse part du budget.

Gestion des Déchets et Propreté Urbaine

La collecte et le traitement des déchets, c’est un gros morceau. Les intercommunalités s’occupent de ça pour que nos poubelles soient ramassées et que nos rues restent propres. Ça inclut aussi la gestion de l’eau, que ce soit pour l’eau potable ou pour traiter les eaux usées. C’est un travail de longue haleine qui coûte cher, surtout avec l’inflation qui fait grimper les prix.

Transition Énergétique et Réseaux

Les intercos s’impliquent de plus en plus dans la transition énergétique. On voit par exemple des bornes de recharge pour les voitures électriques apparaître, ou encore la gestion de réseaux de chaleur. L’idée, c’est de rendre nos territoires plus durables et moins dépendants des énergies fossiles. C’est un chantier complexe qui demande de travailler avec plein d’acteurs différents.

Aménagement du Territoire et Habitat

Ensuite, il y a tout ce qui touche à l’aménagement. Ça va de la planification urbaine à la construction de logements. Les intercommunalités jouent un rôle clé pour organiser le développement de nos villes et villages, en essayant de répondre aux besoins de chacun. Elles cherchent à équilibrer le développement économique, le logement et la préservation de l’environnement. C’est un équilibre délicat à trouver, mais essentiel pour l’avenir de nos territoires.

Investissements Accrus dans la Culture et le Sport

Les intercommunalités mettent le paquet sur la culture et le sport. On voit clairement que les budgets alloués à ces domaines ont grimpé en flèche ces dernières années. C’est pas juste une petite augmentation, on parle de dépenses d’investissement qui ont bondi de plus de 70% entre 2019 et 2023. Ça veut dire que les structures intercommunales construisent, rénovent et améliorent des lieux pour que tout le monde puisse en profiter.

Ce qui ressort surtout, c’est l’énorme effort sur les équipements sportifs. Les piscines, les gymnases, les terrains de sport… tout ça a vu son budget exploser, avec une hausse de 100% dans certains cas. C’est vrai que des gros projets, comme le centre aquatique olympique, pèsent dans la balance, mais ce n’est pas le seul moteur. Un bon tiers des intercommunalités ont au moins doublé leurs investissements dans le sport. C’est un signe fort que ces activités sont devenues une vraie priorité.

Mais ce n’est pas que le sport. Les activités culturelles et de loisirs profitent aussi de cette dynamique. On soutient davantage les associations, on organise plus d’événements, et on gère des équipements comme des conservatoires ou des médiathèques. Ces politiques culturelles et sportives mobilisent d’ailleurs une part importante du personnel des intercommunalités, ce qui montre bien l’ampleur de leur engagement.

En gros, les intercommunalités ont bien compris que proposer des activités culturelles et sportives de qualité, c’est essentiel pour la vie des habitants et pour rendre les territoires plus attractifs. Elles y mettent donc les moyens, et ça se voit dans les chiffres.

Évolution des Dépenses et Inflation

Bâtiment d'intercommunalité avec des citoyens discutant des services.

Croissance des Dépenses d’Investissement

On observe que les dépenses d’investissement des intercommunalités ont grimpé plus vite que celles de fonctionnement entre 2019 et 2023. Concrètement, les investissements ont bondi de 51%, alors que le fonctionnement a augmenté de 26%. Ça représente un passage de 1,23 milliard d’euros à 1,86 milliard d’euros sur cette période. Il faut dire que l’inflation a fait grimper les coûts, mais malgré ça, les intercommunalités ont vraiment mis le paquet sur certains domaines.

  • L’aménagement du territoire et l’habitat ont vu leurs dépenses exploser de 87%. C’est surtout lié aux opérations lancées dans les zones centrales, montrant que cette compétence prend de plus en plus d’ampleur.
  • Les dépenses pour la culture, le sport et les loisirs ont aussi connu une belle hausse, plus de 70%. Les équipements sportifs, en particulier, ont bénéficié d’investissements doublés dans un tiers des intercommunalités.
  • L’environnement n’est pas en reste, avec une augmentation de 24% des dépenses, notamment pour la gestion des déchets qui a coûté 249 millions d’euros de plus sur la période.

Impact de l’Inflation sur les Coûts

L’inflation a clairement eu un effet sur le portefeuille des intercommunalités. Les coûts des investissements ont augmenté, ce qui relativise un peu la hausse des dépenses. Par exemple, la gestion des déchets a vu ses coûts grimper de 24%, en partie à cause de l’inflation et de la hausse de la taxe sur les activités polluantes. De même, les dépenses liées à l’eau ont augmenté de 51%, notamment avec la montée en puissance de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (GEMAPI).

Augmentation des Dépenses de Fonctionnement

Au-delà des investissements, les dépenses de fonctionnement ont aussi augmenté, et ce, plus vite que l’inflation pour la plupart des politiques publiques. Les transports ont grimpé de 21%, l’environnement de 29%, et la culture, sports et loisirs de 30%. Seules l’action sociale et la santé font exception à cette tendance générale. Cette hausse globale des dépenses, tant en investissement qu’en fonctionnement, témoigne d’une volonté affirmée des intercommunalités de renforcer leur action sur le terrain, malgré un contexte économique parfois tendu.

Et maintenant ?

On voit bien que les intercommunalités prennent de plus en plus de place dans nos vies. Elles ne font plus que s’occuper des routes ou des poubelles. Elles s’impliquent dans le social, la petite enfance, le sport, la culture… bref, dans tout ce qui touche au quotidien des habitants. C’est une vraie montée en puissance, et ça ne fait que commencer. Les élus locaux le sentent bien, et ils savent que les prochaines années seront marquées par ces compétences qui se développent. Il faudra suivre de près comment elles gèrent tout ça, et surtout, comment ça améliore vraiment la vie de chacun. L’avenir, c’est clairement l’intercommunalité, et on a tout intérêt à ce que ça fonctionne bien.