Le Plan de déconfinement du Gouvernement a été rejeté par le Sénat.

Plan de déconfinement : le Sénat conteste la stratégie du Gouvernement

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Plan de déconfinement : un net rejet du Sénat

Au Sénat, après la présentation du Plan de déconfinement d’Edouard Philippe à l’Assemblée, la majorité de droite s’est massivement abstenue. Notamment, 135 sénateurs LR. De leur côté, les élus socialistes et communistes ont clairement voté contre.

Une stratégie contestée

Ce lundi, la stratégie du Plan de confinement élaborée par l’exécutif a été rejetée. Cela, à 89 voix contre 81. Au total, 174 abstentions se sont exprimées. Pourtant, la semaine dernière, le Plan présenté par le Premier ministre à l’Assemblée avait été approuvé. Avec un total de 368 voix favorables contre 100. Malgré tout, cette consultation avait généré 103 abstentions. Néanmoins, il faut préciser que ces deux votes n’auront qu’une valeur symbolique. De fait, à cause de l’article 50-1 de la Constitution, ils n’auront pas de conséquence directe sur la mise en place du futur déconfinement. Ainsi, comme prévu, celui-ci devrait avoir lieu le 11 mai.

Une politique jugée trop hasardeuse

Au Sénat, le leader des représentant de la droite, Bruno Retailleau, a accusé l’exécutif de mener une politique de crise trop hasardeuse. Ainsi, il l’a qualifiée de « pari à quitte ou double ». A ce sujet, Bruno Retailleau a reproché au Gouvernement de ne toujours pas savoir s’il aura « […] la semaine prochaine suffisamment de masques pour protéger tous les Français ». De leur côté, les groupes socialistes et communistes ont clairement voté contre le Plan de déconfinement présenté. Au sein du parti LREM, certains élus, comme le sénateur François Patriat, bien qu’adhérents aux choix gouvernementaux, ont reconnu que ce déconfinement sera « risqué ».

Lutter contre le décrochage scolaire

Le Sénat a rejeté le Plan de déconfinement élaboré par le Gouvernement.

Le Sénat a rejeté le Plan de déconfinement élaboré par le Gouvernement.

Alors qu’environ 300 élus locaux s’opposent toujours à la réouverture des écoles le 11 mai, qu’ils jugent prématurée, Édouard Philippe a répété que le décrochage scolaire qui s’amorçait actuellement constituait une « probable bombe à retardement ». Par conséquent, il maintiendra la réouverture du 11 mai, prévue dans le Plan de déconfinement. Cela, afin d’éviter une catastrophe annoncée si les écoles restaient fermées. A son avis, une prolongation de l’arrêt des cours aurait des conséquences trop graves pour les enfants issus des foyers défavorisés. Par ailleurs, concernant les personnes en situation précaire, le Premier ministre a annoncé un prochain versement d’une aide de 200 euros. Celle-ci sera versée à 800.000 jeunes, âgés de moins de 25 ans, issus de milieux modestes.

Une reprise économique nécessaire

Face aux oppositions au Plan de déconfinement gouvernemental, Édouard Philippe a rappelé que la vie du pays devait maintenant progressivement redémarrer. Notamment à cause du « coût social et économique » du confinement, à l’évidence très important. Car cet arrêt forcé « déchire notre tissu social ». Selon le Premier ministre, pour réussir, le déconfinement nécessitera d’abord « de la bonne volonté » de la part des Français.




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