Le métro parisien peut désormais garantir un bon usage de la 4G sur tout son réseau.

Métro parisien : la 4G fonctionne enfin sur tout le réseau

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Métro parisien : un chantier numérique de longue haleine

 

Désormais, après un chantier qui a duré cinq ans, la RATP est fière d’annoncer que l’ensemble du métro parisien est enfin couvert par la 4G.

 

Une couverture sur la totalité du réseau

Dans la Capitale, ce long et vaste chantier a débuté en 2015. Ce 29 juin, par un communiqué officiel, la RATP a annoncé que ces travaux destinés à la communication mobile sur tout son réseau avaient pris fin. Par conséquent, l’usage du haut débit mobile est dorénavant possible dans tout le métro parisien. A la fois dans les rames, les stations et les tunnels. Mais pour cela, de vastes aménagements ont été nécessaires. Entre autres, grâce à 300 kilomètres de câbles, la création de 280 locaux techniques, et la pose de 3.000 antennes. Tout cela pour que les services proposés par les quatre opérateurs télécoms soit accessibles en permanence aux voyageurs. Au final, l’ensemble de ces efforts a permis à la RATP de devenir « […] le premier réseau de transport historique à proposer l’accès à la 4G sur l’ensemble de son réseau. »

Actuellement, dans le même but, plusieurs autres grandes villes françaises – comme Lille, Lyon ou Toulouse – sont aussi en train d’effecteur des chantiers similaires. Cela, afin de rendre tous leurs réseaux de métro accessibles à la 4G.

Une qualité parfois variable

Le métro parisien offre désormais un bon usage mobile de la 4G sur tout son réseau.

Le métro parisien offre désormais un bon usage mobile de la 4G sur tout son réseau.

Toutefois, malgré les efforts techniques déployés dans le métro parisien, la qualité de la réception de la 4G restera variable. Cela, en fonction de la localisation des usagers. En effet, cette qualité dépendra aussi de l’affluence. Celle-ci pouvant beaucoup changer. Sur les quais comme dans les trains. De fait, la réception sera plus problématique dans les grandes stations. Par exemple, celle du métro-RER, à Châtelet-Les Halles. Car cet arrêt constitue la plus grande gare souterraine d’Europe. Composée de trois lignes de RER et de cinq lignes de métro. Ainsi, cette station accueille chaque jour environ 750.000 voyageurs. Par conséquent, son trafic très important peut parfois engendrer des interférences.

Des améliorations indéniables

Suite à cette réalisation dans le métro parisien, l’ARCEP, le Régulateur des télécoms, a observé des améliorations indéniables dans la qualité des services. Cela dès 2019. Pour tous les opérateurs. Ainsi, comparativement à 2018, où le pourcentage de téléchargement réussi d’une page web n’était que de 42 %, celui-ci est passé en 2019 à près de 80 %. A l’origine, la fin de ce chantier parisien était prévue en 2017. Mais très vite, les opérateurs ont compris que cette échéance serait irréalisable. Notamment, à cause des contraintes posées par des travaux essentiellement souterrains. De plus, réalisés sur des structures souvent anciennes. Dans certains endroits, des lieux d’hébergement ont même dû être créés. Afin d’accueillir directement les équipes techniques sur place. Maintenant, le prochain défi sera celui du futur déploiement de la 5G. Mais à ce jour, ce nouveau chantier n’est même pas encore au stade d’ébauche.



Journaliste spécialiste des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication. Collaborateur permanent du Bulletin des Communes et chef de rubrique.


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