Manque de précaution : une baisse du lavage des mains

Manque de précaution : une baisse du lavage des mains

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Manque de précaution : un geste d’hygiène négligé

 

Alors que la Journée Mondiale du Lavage des Mains vient de s’achever, ce 15 octobre, une enquête de l’IFOP révèle un manque de précaution préoccupant des Français concernant cette pratique. Cela, malgré les encouragements répétés des autorités de Santé, diffusés abondamment dans les médias.

 

Une enquête révélatrice

Un manque de précaution d'hygiène, pourtant basique, se manifeste actuellement par une baisse du lavage des mains

Un manque de précaution d’hygiène, pourtant basique, se manifeste actuellement par une baisse du lavage des mains

A l’heure où les cas de contamination de Covid-19 se multiplient, et que l’arrivée saisonnière de la grippe complique encore cette situation, il était utile de vérifier le respect actuel des gestes barrières. Ainsi, avec le soutien de l’Unicef, l’IFOP vient de réaliser une enquête ciblée. Elle portait sur le lavage des mains. Or, ses résultats sont décevants. En effet, ils démontrent un manque de précaution. De fait, cette habitude n’a pas réussi à s’imposer durablement auprès des Français. Au contraire, ce réflexe d’hygiène élémentaire a tendance à régresser. Alors qu’il était beaucoup plus suivi lors du confinement.

Un manque de précaution évident

Comparés aux résultats observés par l’IFOP pendant le confinement, la pratique du lavage des mains a régressé chez les Français. Ainsi, elle s’est raréfiée. Notamment, par rapport à la période des grandes vacances. Cela, progressivement. Dans de nombreux gestes de la vie quotidienne. Entre autres, le sondage IFOP montre une baisse de cette habitude avant de prendre un repas. Alors qu’en mars les Français respectaient cette précaution à 81 %. En octobre, elle est tombée à 65 %. De même, se laver les mains en rentrant chez soi n’est plus systématique que pour 63 % des sondés. Contre 86 % en mars dernier. Enfin, le réflexe de se laver les mains après s’être mouché ne serait plus habituel que pour 37 % des personnes interrogées. Alors qu’elles étaient 56 % à le faire en mars.

Un abandon global

Ce fléchissement concerne aussi l’usage des transports en commun. De fait, seulement 70 % des passagers pensent à se laver les mains après leurs voyages. Alors qu’en été, ils étaient 80 %. Ce, malgré les craintes qu’engendrent ce type de déplacements. Globalement, on observe que l’abandon du lavage des mains touche plus souvent les jeunes. Surtout ceux ayant moins de 25 ans. En effet, désormais, 28 % d’entre eux avouent avoir cessé de le faire avant de manger. Enfin, le rejet du port du masque hors du domicile s’associe souvent à l’abandon du lavage des mains. En ce cas, chez les personnes réfractaires, cet abandon s’observe parmi environ 50 % des sondés.

Une négligence préoccupante

Ce récent sondage s’est effectué en ligne en début de mois. Sur un peu plus de 1.000 personnes. En synthèse, il démontre un manque de précaution grandissant concernant le lavage des mains, dans une partie de la population. Alors que les premières campagnes de promotion en faveur de ce geste barrière avaient donné de meilleurs résultats. Sans doute dus à la peur causée par un virus jusqu’alors inconnu. De fait, les messages récurrents martelés par les autorités sanitaires semblent entraîner des effets plus limités qu’auparavant. En particulier, auprès des jeunes.

Un constat inquiétant

Ce constat est forcément problématique. A un moment où le système hospitalier enregistre depuis plusieurs jours une multiplication alarmante des cas de Covid. Sur une grande proportion de notre territoire. Dans un contexte anxiogène de couvre-feu, l’abandon du lavage des mains interroge. Car il reste essentiel pour contrer les contaminations. Ainsi, cette régression remet en cause l’efficacité des messages préventifs diffusés depuis des semaines à la télévision.