La baisse du taux de CO2 mondial a été spectaculaire en 2020

Baisse du taux de CO2 : un phénomène positif mais éphémère

15803

Baisse du taux de CO2 : un progrès très relatif

 

Pendant leurs divers confinements, de nombreux pays ont pu se réjouir de la baisse du taux de CO2. Ainsi, durant le premier semestre 2020, dans le secteur des transports mondiaux, cette chute a atteint jusqu’à 40 %. Malheureusement, cette embellie n’a pas duré.

 

Une chute historique

La baisse du taux de CO2 mondial en 2020 a cessé dès les divers déconfinements

La baisse du taux de CO2 mondial en 2020 a cessé dès les divers déconfinements

Ces derniers mois, les restrictions imposées par la crise du coronavirus n’ont pas eu que des conséquences délétères. Ainsi, selon les chercheurs, en début d’année, les baisses du taux de CO2 mondial ont approché les 9 %. Comparativement à l’année précédente. Soit, plus que pendant la Seconde Guerre mondiale. Un résultat dû essentiellement à la limitation des transports. Aériens et routiers. Ainsi qu’à une consommation artificiellement réduite et au télétravail. Au final, de quoi se réjouir au niveau environnemental. Mais une joie de courte durée. Car dès les déconfinements, les mauvais chiffres des émissions de gaz à effet de serre ont réapparu.

Un retour inexorable à la normale

Par conséquent, ce phénomène de baisse du taux de CO2 n’a clairement pas duré. Cela, dès juillet 2020. Au moment où les divers confinements mondiaux ont cessé. Rapidement, les observateurs ont alors constaté que ces émissions retrouvaient leurs seuils habituels. En fait, dès la fin des restrictions. Un constat très décevant. Surtout lorsqu’on sait que pour stopper le réchauffement climatique, l’ONU attend des pays émetteurs qu’ils changent leurs habitudes industrielles. Pour parvenir à réduire leurs émissions de gaz de plus de 7,5 % ! Un objectif à tenir durablement. Entre 2020 et 2030. Or, dès le premier semestre 2020, ces émissions ont repris de plus belle. A terme, cela pose forcément la question d’une révision complète des mécanismes productifs de nos sociétés. Car nous ne pourrons pas uniquement compter sur des restrictions sanitaires pour devenir plus respectueux de notre environnement. Ce qui devrait imposer de profonds changements, urgents et inévitables.