Limiter le gaspillage énergétique urbain doit devenir un but en France

Limiter le gaspillage énergétique : la France dilapide sa chaleur urbaine

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Limiter le gaspillage énergétique : des récupérations à planifier

 

D’ici 2030, la France s’est fixée l’objectif de doubler l’utilisation de ses énergies renouvelables. Or, limiter notre gaspillage énergétique peut largement y contribuer. Notamment, en récupérant la chaleur perdue dans les métropoles. En effet, les pertes actuelles restent trop importantes. Une récente étude de l’Institut National de l’Economie Circulaire et France Energie montre où des améliorations sont possibles.

 

Un gaspillage considérable

Aujourd'hui, limiter le gaspillage énergétique urbain doit devenir une priorité écologique

Aujourd’hui, limiter le gaspillage énergétique urbain doit devenir une priorité écologique

Actuellement, en France, le gaspillage énergétique urbain pourrait beaucoup se limiter. De fait, l’étude de l’Institut National de l’Economie Circulaire et France Energie révèle quelles activités génèrent aujourd’hui des pertes régulières. Ainsi, les eaux usées, pour un ménage de trois personnes, représentent 1,2 MWh de chaleur perdue par an. Par ailleurs, l’électroménager, toujours pour un foyer de trois personnes, entraîne une perte de 1,3 MWh chaque année. Dans une PME, la perte de chaleur due à l’usage informatique représente entre 25 et 75 KWH par an. Enfin, une salle de réunion utilisée pendant 200 heures totalise à elle seule 0,5 MWh de perte par an. Comme on le voit, au total, ce gaspillage atteint des quantités considérables. Pour s’en rendre compte, en comparaison, un foyer français consomme chaque année environ 14,7 MWh.

Appliquer une politique énergétique plus efficace

A ce jour,  en appliquant les technologies connues pour limiter notre gaspillage énergétique, nous pourrions diminuer de 20 % la consommation de chaleur des bâtiments collectifs. De fait, cela contribuerait largement à la transition énergétique recherchée. Ainsi, à titre d’exemple, on pourrait récupérer chaque année dans les immeubles de bureaux du Grand Paris 3,4 TWh. Soit, la quantité nécessaire au fonctionnement d’une ville comme Nîmes. Celle-ci comptant 250.000 habitants. Or, actuellement, la France possède déjà tous les outils technologiques pour cela. Permettant d’éviter un vaste gaspillage énergétique urbain. Par conséquent, avec une politique énergétique adéquate, l’Hexagone pourrait tout à fait devenir le leader européen dans de domaine. En limitant radicalement les pertes de chaleur dans nos métropoles.