« L’herbe à éléphant » : une ressource végétale douce.

Ce végétal provenant d’Asie, souvent utilisé par les jardiniers comme simple plante d’ornement, recèle de nombreuses autres qualités, dont celle de fournir une excellente énergie renouvelable, offrant un fort potentiel calorifique.

l'herbe a elephant-culture-environnementLe Miscanthus, aussi appelé « l’herbe à éléphant », apporte de nombreux bienfaits à l’environnement, car il limite le réchauffement climatique. Depuis 2006, on le voit prospérer dans nos campagnes. Sa culture a l’avantage non négligeable de ne nécessiter aucun engrais ni pesticide. Ses hautes herbes fournissent également un abri apprécié par toute la faune qui peuple les champs.

En hiver, ses feuilles recouvrent le sol, fournissant ainsi une couche naturelle qui empêche les mauvaises herbes de proliférer. Cette couche protectrice se transforme ensuite en humus naturel, qui préserve l’eau dans le sol, servant aussi de soutien contre l’érosion.

La culture croissante du Miscanthus s’explique surtout par son intérêt énergétique. Un hectare d’« herbe à éléphant » représente en effet l’équivalent de 7.500 litres de fioul. Or, lorsqu’on fait brûler ce végétal dans une chaudière adaptée, son pouvoir calorifique est très supérieur à celui du mazout domestique.

Cette herbe offre aussi une alternative très efficace à l’usage habituel du charbon. Consumée dans les fours industriels, elle permet de réduire considérablement les volumes de charbons nécessaires, ce qui atténue énormément l’empreinte carbone des coopératives agricoles utilisatrices.

Ses avantages s’appliquent également à de nombreux autres domaines. Outre son pouvoir chauffant important, « l’herbe à éléphant » peut être utilisée pour le paillage des plantations et des parterres, en raison de sa capacité à retenir l’eau, sans contenir la moindre graine. Une vertu également très utile dans les poulaillers, où cette herbe résiste bien à l’écrasement et aux déjections causés par les poules.

En Mayenne, « l’herbe à éléphant » a déjà été utilisée avec succès pour servir à épurer l’eau et le chauffage collectif.

Ce végétal peut aussi isoler efficacement des maisons dont l’ossature est en bois, quand on s’en sert sous forme de panneaux en aggloméré.

Malheureusement, pour l’instant, encore trop peu d’industriels se montrent intéressés par ce végétal. Ses multiples usages bénéfiques justifieraient pourtant que sa culture se développe.