Alors voilà, l’Insee vient de sortir ses chiffres pour la fin de l’année 2025, et le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas la joie. Le taux de chômage a grimpé, atteignant 7,9%. C’est la première fois depuis 2021 qu’on voit un chiffre pareil. Ça fait réfléchir, surtout quand on pense aux promesses faites. On va regarder ça de plus près, parce que ça touche tout le monde, mais visiblement, certains plus que d’autres.
Le Taux de Chômage Atteint 7,9 %
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Chiffres Clés du Dernier Trimestre
L’Insee vient de publier les chiffres du chômage pour le quatrième trimestre 2025, et la nouvelle n’est pas franchement réjouissante. Le taux de chômage s’établit désormais à 7,9 %. C’est une augmentation de 0,2 point par rapport au trimestre précédent. Si l’on regarde sur une année complète, la hausse est encore plus marquée, atteignant 0,6 point. Au total, ce sont 2,5 millions de personnes qui recherchent activement un emploi et sont disponibles pour en prendre un. Ça fait 56 000 personnes de plus qu’au trimestre d’avant.
Comparaison avec les Années Précédentes
Ce chiffre de 7,9 % n’est pas juste un chiffre sorti de nulle part. Il représente le niveau le plus élevé depuis le troisième trimestre 2021. On n’avait pas vu ça depuis un moment. Cependant, il faut aussi noter que ce taux reste bien en dessous du pic qu’on a connu à la mi-2015. Après une baisse quasi continue entre 2015 et 2022 (en dehors de la période Covid), le taux avait commencé à remonter doucement fin 2022. Cette nouvelle hausse marque donc un retournement, même si le ministère du Travail parle d’un « retournement conjoncturel mesuré ». Ils estiment que les fondamentaux du marché du travail restent solides, avec des niveaux d’emploi et d’activité proches de leurs plus hauts historiques.
Impact sur le Nombre Total de Chômeurs
Concrètement, cette augmentation du taux de chômage se traduit par une hausse du nombre de personnes sans emploi. On compte donc 2,5 millions de chômeurs au sens du Bureau international du travail. C’est une augmentation de 56 000 personnes sur trois mois. Sur une année entière, entre fin 2024 et fin 2025, ce sont 0,6 point de plus. L’Insee souligne que, malgré cette hausse, le taux de chômage reste bien plus bas que son plus haut niveau historique de 2015. Mais quand même, cette tendance à la hausse est un signal à ne pas négliger pour l’économie.
La Hausse du Chômage Touche Principalement les Jeunes
Ce dernier trimestre 2025, on observe une tendance qui inquiète particulièrement : le chômage grimpe, et ce sont les plus jeunes qui en subissent le plus le contrecoup. Les chiffres de l’Insee le montrent clairement. Le taux de chômage chez les 15-24 ans a fait un bond de 2,4 points en seulement trois mois, atteignant 21,5%. C’est une augmentation significative sur un an aussi, de 2,8 points. Cette situation met en lumière les difficultés d’insertion professionnelle des nouvelles générations.
Augmentation du Chômage des 15-24 Ans
Le marché du travail semble plus difficile d’accès pour les jeunes qui entrent sur le marché ou qui sont encore en formation. L’augmentation du taux de chômage dans cette tranche d’âge est la plus marquée de tous les groupes d’âge. Cela soulève des questions sur l’adéquation entre les formations proposées et les besoins réels des entreprises, ainsi que sur les opportunités de contrats d’apprentissage qui ont pourtant été encouragés ces dernières années. Certains experts suggèrent que les jeunes en formation sont peut-être plus enclins à attendre le poste idéal plutôt que de se précipiter sur la première offre venue, ce qui pourrait expliquer en partie cette hausse.
Situation des 15-29 Ans et des NEET
En élargissant un peu la focale aux 15-29 ans, la hausse est moins spectaculaire mais bien réelle, avec une augmentation de 0,5 point sur le trimestre. Ce qui est aussi préoccupant, c’est la montée des « NEET » (jeunes ni en emploi, ni en formation, ni en études). Leur proportion a augmenté de 0,4 point pour atteindre 12,9% au quatrième trimestre. Cela signifie qu’un nombre croissant de jeunes se retrouvent sans activité concrète, ni perspective immédiate. C’est une situation qui demande une attention particulière pour éviter une génération perdue.
Perspectives pour l’Emploi des Jeunes
Face à ces chiffres, le ministre de l’Économie a qualifié la situation d' »avertissement ». Il a rappelé que l’emploi des jeunes reste un « défi » majeur. Les mesures prises jusqu’à présent semblent ne pas suffire à inverser la tendance. Il faut continuer à travailler sur plusieurs fronts :
- Soutenir la croissance économique pour créer plus d’opportunités.
- Veiller à ce que le coût du travail ne freine pas l’embauche.
- Renforcer la compétitivité de l’économie française pour attirer et développer des entreprises qui recrutent.
Il est clair que des actions supplémentaires sont nécessaires pour aider les jeunes à trouver leur place sur le marché du travail et à construire leur avenir professionnel.
Tendances Contrastées Selon les Tranches d’Âge
Diminution du Chômage chez les 25-49 Ans
Alors que le taux de chômage global grimpe, on observe une tendance différente pour les personnes âgées de 25 à 49 ans. Leur taux de chômage a en fait diminué de 0,2 point au cours du dernier trimestre, s’établissant à 6,9 %. C’est une bonne nouvelle, car ce groupe représente une part importante de la population active. Ils restent sous leur niveau d’il y a un an, ce qui suggère une certaine résilience dans ce segment du marché du travail.
Stabilité du Chômage chez les Seniors
Pour les plus de 50 ans, la situation reste stable. Leur taux de chômage n’a pas bougé au cours de ce trimestre. C’est un point à noter, surtout si l’on se souvient que les réformes précédentes avaient tendance à faire monter leur taux d’emploi. La stabilité actuelle montre que cette tendance ne se poursuit pas forcément, mais qu’il n’y a pas non plus de dégradation majeure pour cette catégorie d’âge.
Analyse des Différences par Groupe d’Âge
Ces chiffres montrent bien que le marché du travail n’est pas uniforme. On voit clairement des divergences selon les âges :
- Les jeunes (15-24 ans) sont les plus touchés, avec une forte augmentation de leur taux de chômage.
- Les actifs plus expérimentés (25-49 ans) voient leur situation s’améliorer légèrement, ce qui est encourageant.
- Les seniors (50 ans et plus) maintiennent leur niveau, sans amélioration ni dégradation notable.
Cette photographie du marché du travail met en lumière la nécessité d’adapter les politiques d’emploi aux réalités spécifiques de chaque groupe d’âge. La hausse globale cache donc des réalités très différentes selon que l’on est jeune, en pleine carrière ou proche de la retraite.
Réactions et Perspectives Économiques
L’Avertissement du Ministre de l’Économie
Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a tiré la sonnette d’alarme. Il reconnaît que le combat contre le chômage de longue durée est gagné, mais il pointe un défi majeur : le chômage des jeunes. « Il faut qu’on se batte », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de créer des emplois pour cette tranche d’âge. Cette situation contraste avec les promesses de plein emploi faites lors de la campagne présidentielle de 2022, où le taux de chômage était alors au plus bas.
Rappel des Promesses de Plein Emploi
La promesse d’atteindre un taux de chômage autour de 5%, synonyme de plein emploi, semble s’éloigner. Alors que la présidentielle approche, cette hausse du chômage, particulièrement chez les jeunes, complique la donne pour le gouvernement. Le taux d’emploi des 15-64 ans reste élevé, proche de ses plus hauts historiques, mais cela ne suffit pas à masquer la tendance actuelle.
Comparaison avec la Moyenne Européenne
La France se retrouve dans une situation moins favorable que ses voisins européens. En décembre 2025, le taux de chômage moyen dans l’Union européenne s’élevait à 5,9%. Notre taux de 7,9% marque donc un écart notable, nous plaçant au-dessus de la moyenne.
Analyse des Inscrits à France Travail
Les chiffres de France Travail confirment cette tendance. On observe une augmentation de 6,8% sur un an des demandeurs d’emploi sans activité au quatrième trimestre 2025. Cependant, il faut noter que cette hausse est ramenée à 1,7% si l’on exclut l’impact de réformes récentes, comme l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et un nouveau système de sanctions qui a réduit les radiations. Ces ajustements statistiques rendent l’interprétation des chiffres plus complexe.
Analyse des Inscrits à France Travail
Évolution des Inscriptions Trimestrielles
Regardons de plus près les chiffres de France Travail pour le dernier trimestre 2025. On a vu une augmentation des inscrits, de 2,6 % sur trois mois et même 6,8 % sur un an. Ça fait beaucoup de monde qui cherche un emploi, pas vrai ? Mais attention, il faut regarder les détails.
Impact des Réformes sur les Statistiques
Si on enlève l’effet de certaines réformes récentes, comme l’inscription automatique des bénéficiaires du RSA et les changements dans le système de sanctions qui ont réduit les radiations, les chiffres changent. L’augmentation trimestrielle tombe à 2 % et la hausse annuelle à 1,7 %. Ça montre que les réformes ont un impact sur la manière dont on compte les demandeurs d’emploi. C’est un peu comme si on changeait les règles du jeu en cours de partie, ça rend la comparaison plus compliquée.
Comprendre les Variations des Demandeurs d’Emploi
En gros, l’augmentation globale des inscrits à France Travail, c’est 2,5 millions de personnes. Ça représente une hausse de 56 000 personnes par rapport au trimestre précédent. Mais comme on disait, une partie de cette hausse vient de changements administratifs. Il faut donc rester prudent avant de conclure à une dégradation massive du marché du travail. Les chiffres bruts nous donnent une première idée, mais l’analyse fine nous aide à mieux comprendre ce qui se passe réellement pour ceux qui cherchent du travail.
Alors, qu’est-ce que ça veut dire pour nous ?
Bref, le chômage remonte un peu, surtout chez les jeunes, et ça, c’est pas une super nouvelle. L’objectif de plein emploi fixé par le président semble s’éloigner un peu, c’est sûr. Le ministre de l’Économie a bien dit que c’était un avertissement, qu’il fallait continuer à bosser pour que l’économie tourne bien et que le travail coûte moins cher. On voit bien que les jeunes ont plus de mal à trouver leur place, et ça, c’est un vrai défi. On espère que les choses vont s’améliorer vite, parce que personne n’aime voir le chômage grimper.


