Plan anti-pauvreté : une initiative contre les inégalités sociales ?   

Souvent accusé, depuis plus d’un an, de favoriser une politique économique qui avantage seulement les classes les plus aisées, Emmanuel Macron devrait bientôt présenter un Plan anti-pauvreté. Celui-ci devrait avoir pour but d’apporter une aide aux populations les plus précarisées.

Emmanuel Macron explique son Plan anti-pauvreté

Pour répondre aux critiques d’indifférence face à la question sociale, le chef de l’État a annoncé la mise en place d’un vaste Plan anti-pauvreté. Il devrait être détaillé publiquement lors de la première moitié du mois de juillet prochain.

Très attendu, ce Plan aurait plusieurs fois été repoussé. Il devrait être centré en priorité sur les aides apportées à l’enfance, à la jeunesse et à la formation professionnelle.

Concrètement, il est prévu que tout enfant défavorisé, entre sa naissance et l’âge de trois ans, puisse avoir accès à une place dans une crèche. Pour valoriser cette initiative, un système de bonus-malus devrait être instauré dans les crèches. Il dépendrait alors directement du nombre d’enfants accueillis dans ces établissements.

Un petit-déjeuner gratuit pourrait aussi être distribué à l’école. Ce dispositif pourrait être maintenu jusqu’au collège, dans certaines zones du territoire. Enfin, dans les cantines scolaires, une tarification progressive, régulièrement réclamée par certains députés, pourrait aussi être appliquée.

La période de formation obligatoire sera très vraisemblablement prolongée et maintenue jusqu’à l’âge de 18 ans. De plus, une garantie de ressources destinée aux jeunes pourrait compléter ce dispositif imposé. Par ailleurs, un fonds d’investissement social pourrait aussi être débloqué. Il pourrait alors atteindre un montant de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Le système de versement des aides sociales pourrait aussi être sérieusement remanié. Il pourrait bientôt prendre la forme d’un « versement social unique », qui regrouperait les différentes aides attribuées. Ce nouveau paiement pourrait être mis en place dès 2019.

Un revenu minimum de base serait également envisagé. D’ailleurs, cette semaine, 13 départements français ont exprimé leur volonté d’expérimenter cette formule. Il faut rappeler que ce concept, même s’il rencontre une forte opposition, avait été défendu par Benoît Hamon au cours de sa campagne présidentielle.

Concernant le sujet discuté de la prime d’activité, menacée selon certains, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé qu’elle ne serait pas remise en cause, car elle « […] permet de réduire le taux de pauvreté et d’inciter au retour à l’emploi ». Madame la ministre a toutefois admis qu’il était légitime de s’interroger sur ses conditions d’attribution.

On pourra bientôt vérifier quelles mesures seront réellement annoncées en juillet prochain. Quels que soient les choix qui seront faits, Emmanuel Macron devra se montrer très persuasif s’il veut parvenir à changer son image persistante de « président des riches ».


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