Disparition des abeilles : un Plan de soutien est demandé au Gouvernement.La semaine dernière, des apiculteurs ont manifesté dans plusieurs grandes villes françaises pour demander au Gouvernement un plan de soutien exceptionnel à leur secteur, gravement sinistré.

apiculteur vigilant sur la disparition des abeillesPour alerter l’État au sujet de la disparition des abeilles alarmante, les apiculteurs ont organisé jeudi dernier plusieurs manifestations simultanées dans différentes grandes villes de France.

Ainsi, à Paris, Rennes, Lyon, Laon, Tours, Quimper, La Rochelle, Périgueux et Strasbourg, ils se sont mobilisés pour obtenir un Plan de soutien exceptionnel de leur activité. Ils ont fait appel à l’exécutif afin de lui demander de rétablir dans le pays un environnement viable pour les colonies d’abeilles et les pollinisateurs. En effet, ces conditions, jadis normales, ne sont plus réunies.

Après avoir constaté une disparition tout à fait anormale des abeilles, supérieure à 80 % dans certaines régions, les apiculteurs attendent maintenant que les gouvernants soutiennent leurs difficultés de façon solidaire.

Sans réaction de la part du ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, les apiculteurs français ont prévu d’entreprendre des actions plus virulentes que de simples manifestations.

Ils accusent l’usage excessif des insecticides contenant des néonicotinoïdes d’être à l’origine d’une hécatombe chez les abeilles et parmi tous les insectes pollinisateurs. Les apiculteurs dénoncent ces molécules toxiques, très résistantes, qui agressent le système nerveux des insectes, ce qui finit par les détruire. En Bretagne, cette pratique aurait fait disparaître plus de 20.000 colonies d’abeilles, ce qui correspond environ à un tiers de leur nombre total.

Pour preuve de leurs accusations, les apiculteurs affirment qu’avant la mise sur le marché de ces insecticides, dans les années 1990, le taux de mortalité des colonies d’abeilles n’était que de 5 %.

Ils admettent toutefois que les récentes restrictions imposées à trois néonicotinoïdes sur le territoire européen par le tribunal de l’Union européenne représentent une avancée. Par ailleurs, l’interdiction en France, prévue en septembre, de toutes les molécules de cette famille d’insecticides constitue elle aussi un espoir pour la profession. Des dérogations resteront cependant possibles jusqu’en 2020.

L’effondrement de la production du miel français, entre 1995 et 2017, a déjà des conséquences néfastes pour les consommateurs. Cette raréfaction a commencé à favoriser l’importation de miels de moins bonne qualité, parfois frelatés ou coupés avec du sirop de sucre.


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