Le mandat municipal 2020-2026 est en train de se dérouler dans un contexte pour le moins mouvementé. Entre les défis budgétaires qui n’en finissent pas et les changements administratifs, on peut dire que les choses n’ont pas été de tout repos. Pourtant, malgré ce parcours semé d’embûches, on observe des investissements locaux qui frôlent des records. C’est un peu le paradoxe de cette période, un mandat chaotique mais qui pourrait bien laisser une trace positive en termes de développement. On va regarder ça de plus près, en se projetant aussi vers la Municipale 2026.
Un Mandat 2020-2026 Sous Haute Tension
Le mandat municipal 2020-2026 s’est avéré être une période particulièrement mouvementée pour la commune. Entre les contraintes budgétaires qui pèsent lourd et les ajustements fiscaux nécessaires, les élus ont dû faire preuve d’une grande agilité. La gestion quotidienne des finances locales est devenue un véritable exercice d’équilibriste.
Les Défis Budgétaires de la Municipalité
La municipalité a dû composer avec des ressources parfois limitées. Les dépenses de fonctionnement, qui s’élevaient à 1 774 573 euros en 2021, côtoyaient des investissements de 2 085 103 euros la même année. Pour équilibrer les comptes, les recettes de fonctionnement ont dû atteindre 2 035 432 euros. C’est un jonglage constant entre les besoins des services publics et la capacité financière de la commune.
L’Impact des Taxes Locales sur les Citoyens
Pour faire face à ces défis, la commune a dû prendre des décisions parfois difficiles concernant la fiscalité locale. En 2021, par exemple, une augmentation de 11% des taxes foncières a été appliquée, en partie due à la suppression progressive de la taxe d’habitation. Ces mesures, bien que nécessaires pour maintenir les services, ont un impact direct sur le portefeuille des habitants.
La Gestion des Dépenses et des Recettes Communales
La planification budgétaire est devenue une priorité absolue. Il s’agit de suivre de près chaque euro dépensé et chaque euro perçu. Les recettes d’investissement, par exemple, devaient correspondre exactement aux dépenses d’investissement prévues en 2021 (2 085 103 euros). Cette rigueur est indispensable pour assurer la pérennité des projets et le bon fonctionnement de la commune, malgré un contexte économique parfois incertain.
L’Évolution Démographique et Son Impact
Croissance de la Population Depuis les Années 1960
On observe que la population de la commune a pas mal bougé ces dernières décennies. Si on regarde les chiffres, ça a vraiment commencé à grimper après les années 1960. C’est un peu le reflet de ce qui se passe dans toute la vallée de la Saône, juste au nord de Lyon. Les gens sont venus s’installer ici, et ça a changé la physionomie de la ville.
Analyse des Tendances de Recensement
Les recensements nous donnent une image assez claire de cette évolution. Par exemple, en 2023, on comptait 2 619 habitants. C’est une augmentation de 4,09 % par rapport à 2017. Ça peut sembler peu, mais quand on regarde sur le long terme, c’est une tendance à la hausse assez constante. On voit bien sur les graphiques que la population a fluctué au fil des siècles, mais la période post-1960 marque un vrai tournant.
- La population a plus que doublé depuis les années 1950.
- Les années 1970 ont vu une accélération notable.
- Depuis 2006, la croissance s’est stabilisée autour de 2 500 à 2 600 habitants.
La Commune, un Poids Démographique dans la Métropole
Avec cette croissance, la commune prend une place un peu plus importante dans la grande agglomération lyonnaise. Même si elle ne représente qu’une petite fraction du territoire total de la Métropole de Lyon, sa population a un poids qui ne cesse de grandir. Ça veut dire que les décisions prises ici ont un impact plus large, et que la commune est de plus en plus intégrée dans la vie de la métropole. C’est un équilibre à trouver entre garder son identité locale et faire partie d’une entité plus grande.
Les Enjeux Économiques Locaux
Le Marché de l’Emploi Local : Déficits et Spécialisations
Quand on regarde le marché du travail ici, ça ne saute pas aux yeux que tout roule. En gros, il y a moins d’emplois disponibles que de personnes qui en cherchent. On parle d’un manque d’environ un quart des postes nécessaires. La plupart des jobs qu’on trouve sur place, c’est dans l’administratif, le social ou l’enseignement. L’industrie, c’est vraiment à la marge, et la construction ou le commerce/transport prennent un peu plus de place, mais sans plus. Le souci, c’est que ces services locaux sont souvent assez basiques, faute d’organismes plus importants. Et pour ceux qui ont fait des études universitaires, il est difficile de trouver de quoi satisfaire leurs ambitions de carrière ici. Il faut bien se rendre compte que beaucoup de gens font la navette tous les jours vers Lyon pour travailler.
Les Migrations Quotidiennes vers la Métropole Lyonnaise
Ce manque d’opportunités locales pousse une bonne partie de la population à chercher du travail ailleurs, principalement dans la grande agglomération lyonnaise. C’est un phénomène bien établi. La voiture reste le moyen de transport privilégié pour ces déplacements, représentant une majorité des trajets. On voit bien que la commune fonctionne un peu comme une ville-dortoir pour ceux qui travaillent dans la métropole.
L’Importance des Transports Publics pour les Navetteurs
Heureusement, pour ceux qui préfèrent les transports en commun, il y a des options. Plusieurs lignes de bus traversent la Saône, reliant la commune à Lyon. De plus, le train régional (TER) offre une connexion rapide vers le quartier de Vaise, qui est lui-même bien desservi par le métro. Ça rend les trajets quotidiens un peu moins pénibles pour les travailleurs qui dépendent de ces réseaux pour rejoindre leur lieu de travail.
L’Héritage Historique et Culturel
Notre commune a une histoire qui remonte loin, bien avant qu’on ne pense à des mandats municipaux ou des budgets. On trouve des traces d’occupation qui pourraient dater de l’époque gallo-romaine, même si les voies romaines principales passaient un peu plus loin. Ce qui est sûr, c’est que l’aqueduc des Monts d’Or, une sacrée prouesse technique construite il y a plus de 2000 ans, traversait notre territoire sur près de 3 kilomètres. Imaginez, une pente de seulement 1,4 mm par mètre pour que l’eau arrive à Lyon ! On peut encore voir des vestiges de cette époque, notamment à Rochon.
Les Figures Marquantes de l’Histoire Locale
Quand on parle de figures locales, on pense souvent à ceux qui ont marqué l’architecture ou la vie religieuse. L’église Saint-Maurice, par exemple, a été reconstruite à partir de 1855 par l’architecte Pierre Bossan, mais elle a gardé un clocher qui date du XIIIe siècle. C’est un bel exemple de mélange des époques. Il y a aussi la Madone de Couzon, cette statue monumentale de la Vierge installée en 1888 dans les hauteurs, qui veille sur le village. Et n’oublions pas les carrières de pierre dorée, une activité qui a façonné le paysage et l’économie locale pendant longtemps, même si elle est aujourd’hui abandonnée. Les outils des carriers et des ébénistes témoignent de ce savoir-faire.
Les Traditions Communales et les Associations
Les traditions, c’est ce qui fait l’âme d’un village. On a par exemple le pont suspendu sur la Saône, construit en 1840, qui a traversé les âges sans bouger. Il y a aussi le barrage sur la Saône, le seul qui reste entre Villefranche et Lyon, un vestige d’une activité fluviale importante. Et puis, il y a les nombreuses croix disséminées dans les rues et aux carrefours, certaines datant même du XVe siècle. Ces croix racontent des histoires, des événements passés. Les associations jouent un rôle important pour faire vivre ces traditions et le patrimoine. Elles s’occupent de maintenir le lien entre le passé et le présent.
L’Affranchissement des Servitudes Seigneuriales
L’histoire de notre commune est aussi marquée par des évolutions administratives et sociales. Par exemple, on peut citer l’évolution des institutions religieuses qui ont joué un rôle dans l’éducation. La communauté Saint François d’Assise s’occupait du tissage de la soie et de la confection de vêtements au XVIIe siècle, puis des malades et de l’école. Plus tard, d’autres congrégations ont pris le relais pour l’instruction des filles. Ces changements montrent comment la vie locale s’est organisée au fil du temps, s’adaptant aux besoins et aux époques, bien loin des contraintes seigneuriales d’autrefois.
Les Transformations Territoriales et Administratives
Notre commune a connu des changements majeurs dans son organisation et son territoire ces dernières années. L’intégration progressive dans des structures intercommunales plus larges a redéfini notre place dans la région.
L’Intégration à la Communauté Urbaine de Lyon
Au début, nous faisions partie du Val de Saône, une subdivision du Grand Lyon. C’était une première étape pour nous rapprocher de nos voisins et mutualiser certaines ressources. Cette période a marqué le début d’une nouvelle ère administrative.
Le Passage à la Métropole de Lyon
Ensuite, le paysage administratif a encore évolué avec la création de la Métropole de Lyon. Ce changement a consolidé notre appartenance à une entité plus vaste, avec de nouvelles compétences et une organisation repensée. Cette transition a nécessité une adaptation de nos services et de nos modes de fonctionnement.
La Nouvelle Organisation Territoriale
Ces évolutions se traduisent concrètement par :
- Une participation accrue aux décisions métropolitaines.
- Une redéfinition des compétences partagées avec les communes voisines.
- Une adaptation de nos propres services pour mieux répondre aux besoins dans ce nouveau cadre.
Les Perspectives Climatiques et Environnementales
Les Différents Zonages Climatiques de la Commune
Notre commune se trouve dans une zone où le climat a pas mal évolué. Si en 2010, on parlait de climat océanique altéré, les choses ont changé. Aujourd’hui, selon la classification de Köppen-Geiger, on est plutôt dans un climat tempéré avec des étés chauds, mais sans vraie saison sèche. C’est une classification qui date de la période 1988-2017, donc ça reflète déjà une partie des changements.
Météo-France, dans une étude plus récente de 2020, nous place dans une zone de transition. On est entre le climat semi-continental et le climat de montagne. Ça veut dire qu’on a un bon ensoleillement, environ 1900 heures par an, des étés qui peuvent être chauds, avec une moyenne de 18,5°C, et un air qui reste assez sec au printemps et en été. Les vents, eux, sont plutôt faibles. Pour les nouvelles constructions, la commune est classée dans la zone H1c selon la réglementation environnementale 2020. Ça donne une idée des contraintes et des adaptations à prévoir.
Les Tendances de Température et de Précipitations
Regardons les chiffres pour mieux comprendre. Entre 1971 et 2000, la température moyenne annuelle tournait autour de 11,8°C, avec une belle amplitude entre les saisons, soit 18,1°C. Les pluies, c’était en moyenne 828 mm par an. Pas une grosse différence avec la période 1991-2020, où la température moyenne observée à la station de Lyon-Bron (à 13 km) est montée à 13,0°C, et les précipitations sont restées stables, autour de 820,8 mm.
Ce qui est frappant, ce sont les extrêmes. On a déjà enregistré des pointes à 41,4°C, c’était le 24 août 2023. Et à l’inverse, le thermomètre est descendu jusqu’à -24,6°C le 22 décembre 1938. Ces chiffres montrent bien que notre climat n’est pas figé et qu’il faut s’attendre à des variations plus marquées. L’augmentation des températures moyennes et la fréquence accrue des événements extrêmes sont des réalités à prendre en compte.
L’Adaptation aux Changements Climatiques
Face à ces constats, l’adaptation devient une priorité. La commune a d’ailleurs mis en place des outils pour aider les collectivités à diagnostiquer leurs enjeux climatiques. On peut consulter des indicateurs pour les années 2030, 2050 et même 2100. Ça permet de mieux anticiper et de mettre en place des stratégies.
Concrètement, cela peut se traduire par plusieurs actions :
- Améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments : C’est une première étape pour réduire notre consommation et nos émissions.
- Développer les espaces verts et la végétalisation : Pour lutter contre les îlots de chaleur urbains et améliorer la qualité de l’air.
- Adapter la gestion de l’eau : Que ce soit pour faire face aux périodes de sécheresse ou aux épisodes de fortes pluies, une meilleure gestion des ressources est nécessaire.
- Sensibiliser la population : Informer les habitants sur les risques et les gestes à adopter pour s’adapter au mieux aux changements.
Un bilan mitigé, mais des bases solides pour l’avenir
On peut dire que ce mandat 2020-2026 n’a pas été de tout repos. Entre les imprévus et les défis, la gestion locale a dû faire preuve d’une sacrée dose d’adaptation. Pourtant, malgré ce parcours semé d’embûches, les chiffres montrent que les investissements ont suivi, frôlant même des sommets. C’est un peu comme avoir traversé une tempête pour finalement arriver dans un port étonnamment bien achalandé. Reste à voir comment ces bases solides vont pouvoir être exploitées dans les années à venir, une fois le calme revenu.


