Fermeture des grands centres commerciaux : une contrainte mal vécue

Fermeture des grands centres commerciaux : une contrainte mal vécue

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Fermeture des grands centres commerciaux : les soldes menacés

 

Désormais, depuis ce dimanche à minuit, la fermeture des grands centres commerciaux non-alimentaires, d’une surface de plus de 20.000 m2, est officielle. Pour les commerçants concernés, cette mesure les confronte à un nouveau casse-tête. Auquel ce secteur particulier doit se soumettre.

 

De nombreuses métropoles

La fermeture des grands centres commerciaux représente une menace de plus pour les soldes.

La fermeture des grands centres commerciaux représente une menace de plus pour les soldes.

Aujourd’hui, après les récentes annonces de Jean Castex, sur lesquelles planait la crainte d’un troisième confinement, les centres commerciaux de taille importante s’estiment lésés. Cela, dans de nombreuses villes de France. Entre autres, à Paris. Où cette mesure a mis à l’arrêt le centre Beaugrenelle. Ou encore à Lyon. Où le centre de la Part-Dieu a aussi fermé ses portes. Tout comme à Lille, avec le complexe Euralille. De fait, pour la plupart de ces commerces, cette décision sanitaire de fermeture des grands centres commerciaux demeure arbitraire. Même si elle a été présentée de façon officielle.

Un sentiment d’injustice

Pour les boutiques qui ont dû fermer, cet arrêt d’activité a évidemment un fort impact financier. Mais aussi des conséquences psychologiques très négatives. Qu’il ne faut pas non plus négliger. Car pour certains commerçants, cette nouvelle contrainte sanitaire a entraîné une troisième fermeture. Or, à l’évidence, cette répétition est préjudiciable. Non seulement pour leur chiffre d’affaires, mais aussi pour leur moral. Forcément affecté. De plus, cette restriction gouvernementale les contraint une nouvelle fois à se réorganiser. D’abord, au niveau de leur personnel. Qui, malgré la sécurité du chômage partiel, se sent actuellement déconsidéré. Comme s’il n’avait qu’à se soumettre. En respectant des impératifs qu’il ne peut pas contrôler. Et sur lesquels il n’a aucune prise.

Des frustrations répétées

A nouveau, cette fermeture des grands centres commerciaux oblige une partie des travailleurs à s’adapter. Encore une fois. En respectant des décisions qu’ils jugent souvent arbitraires. Sans avoir le droit de s’exprimer. En plus, voir que d’autres commerces peuvent rester ouverts accentue encore leur impression d’injustice. Actuellement, pour les commerçants touchés, un sentiment de frustrations répétées persiste. Malgré les explications données par l’exécutif. Et pour beaucoup, une réelle usure se fait sentir.