Enseignement à distance : une solution numérique trop sollicitée

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Jean-Michel Blanquer compte beaucoup sur l'enseignement à distance, pendant la fermeture des écoles

Enseignement à distance : un démarrage compliqué

A cause de la récente fermeture imposée des lycées et des écoles, l’enseignement à distance est devenu une solution de rechange obligatoire. Cela, pour l’ensemble de la jeunesse française. Cependant, la surabondance des demandes sur les sites scolaires a entraîné de nombreuses difficultés. Notamment, au niveau des accès, trop limités.

Des demandes engendrées par trop d’établissements

Vu sa soudaineté, le passage d’un nombre massif d’élèves à l’enseignement à distance engendre aujourd’hui de nombreux problèmes. Ces derniers sont confirmés par diverses plaintes, publiées dernièrement sur Twitter. Principalement, elles révèlent un afflux trop important de demandes d’accès. Celles-ci s’expliquent par un nombre totalement inhabituel de connexions. Elles sont engendrées par la fermeture imposée de très nombreux établissements. En effet, à cause de la lutte contre la pandémie de coronavirus, depuis ce 16 mars, une fermeture des écoles, collèges, lycées et universités a été appliquée. Ce, jusqu’au 29 mars prochain. Sous réserve que tout soit rentré dans l’ordre à cette date.

Un volume considérable

Globalement, aujourd’hui, ce recours obligatoire à l’enseignement à distance concerne 62.000 établissements scolaires. Soit, près de 12,4 millions d’élèves, collégiens et lycéens. De plus, il faut leur ajouter environ 870.000 enseignants, employés par l’Education nationale. Sans compter les étudiants des universités et des grandes écoles, estimés à près de 2,7 millions.

Des plateformes submergées

papa et enfant devant un écran pour un enseignement à distance ludique
L’enseignement à distance est devenu obligatoire pour beaucoup de jeunes élèves, en raison de la fermetures des établissements scolaires.

Depuis ce basculement éducatif, on constate que de nombreux portails n’arrivent plus à répondre aux demandes, actuellement en surnombre. Plus particulièrement en Ile-de-France. Ou encore à Nice, Lille, Montpellier, Rennes ou Nantes. C’est le problème de sites comme École Directe, le CNED, ou encore de Klassroom. De fait, ils n’arrivent plus à faire face à plusieurs centaines de milliers de connexions simultanées. Pourtant, le 12 mars, le ministre Jean-Michel Blanquer avait assuré, via les réseaux sociaux, que « Toutes les mesures de continuité du service public de l’éducation sont mises en œuvre : nous y sommes préparés ». En revanche, le site du ministère de l’Éducation nationale, lui, reste bien accessible.

Un temps d’adaptation nécessaire

A l’évidence, les diverses plateformes qui étrennent aujourd’hui des volumes de demandes inattendus, pour enseigner à tous les jeunes Français, n’étaient pas prêtes. Ainsi, il est normal que les pics enregistrés aient entraîné des blocages dans le trafic digital habituel. De ce fait, des dispositifs, jusqu’à présent parfaitement rodés, n’ont pas pu fournir les services demandés. Par conséquent, l’excès de connexions a provoqué des blocages. Cependant, après quelques jours d’adaptation, la situation devrait bientôt donner satisfaction. En attendant, l’Education nationale a compris que cet état de crise allait nécessiter un peu de patience. Dans quelques jours, après quelques ratés prévisibles, les services d’enseignement à distance devraient enfin donner entière satisfaction.