Un exemple d’écoquartier montre sa réussite dans la commune de Thèreval, en Normandie.

Ecoquartier de Thèreval, un exemple de réussite

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Près de Saint-Lô, l’écoquartier de Thèreval fait figure de réussite. Une réussite appréciée des habitants. Grâce à un lotissement dont la particularité est de respecter le bocage environnant. En effet, cela fait maintenant dix ans que ces riverains profitent d’un quotidien qui bénéficie d’un environnement verdoyant.

Une vision différente de l’urbanisme classique

Un exemple d’écoquartier montre sa réussite dans la commune de Thèreval, en Normandie.

Un exemple d’écoquartier montre sa réussite dans la commune de Thèreval, en Normandie.

Dans la Manche, à Thèreval, après l’installation des premiers habitants en 2011, un exemple d’écoquartier se poursuit harmonieusement. Ainsi, chaque parcelle qui le compose accueille une maison avec jardin, souvent autoconstruite. Au départ de ce projet, différent de l’urbanisme habituel, on trouve un maire préoccupé d’écologie, Gilles Quinquenel. Edile de cette commune de 2.000 habitants depuis 1995, il préfère aujourd’hui parler « […] d’écohameau », plutôt que d’écoquartier. Sur place, sa volonté fait qu’aucun label n’a jusqu’à présent récompensé ce village pour son initiative vertueuse, respectueuse de l’environnement. Au départ, cette orientation montrait juste une volonté de respecter les haies locales, caractéristiques de ce territoire normand. Ainsi, un lotissement de trente parcelles a vu le jour, s’étendant sur près de trois hectares.

Un exemple d’écoquartier élaboré localement

Avant de prendre son essor, cet exemple d’écoquartier s’est d’abord inspiré d’exemples tirés des pays d’Europe du Nord. Avec un parti pris verdoyant et peu énergivore, afin de préserver un équilibre constant entre la nature et les habitations. Ce qui a conduit le maire de Thèreval à proposer à des équipes d’urbanistes de plancher directement sur leurs propres projets. Sans passer par l’étape habituelle des concours classiques, aux résultats souvent prévisibles. Ainsi, cette logique a rapidement conduit l’élu à faire le choix de « […] conserver le paysage, d’aménager autour et non pas de détruire pour replanter […]. » En systématisant pour ces nouvelles constructions une orientation au sud.

Finalement, sur seize propositions, c’est le projet d’Eric Germain, dirigeant du cabinet Folius Ecopaysage, qui a été retenu. En raison de son concept original de « campagne habitée », baptisé « Chemins Verts ». Une approche respectée par le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de la Manche, une structure associative départementale également impliquée.

Des objectifs écologistes assumés pour cet écoquartier de Thèreval

En respectant des emprises au sol limitées à 30 % de la parcelle, en interdisant le PVC blanc, et en récupérant les eaux de pluie, cet exemple d’écoquartier a rapidement remporté l’adhésion de ses futur riverains. Entre autres, grâce à une isolation des bâtiments particulièrement efficace. Celle-ci étant parfois capable de diviser par quatre les factures de chauffage de certaines maisons.

Le succès d’un écoquartier qui ne se dément pas

Depuis, dix ans après l’installation des premiers habitants, les quelques parcelles qui restent dans ce village particulier s’arrachent. Alors que leur superficie est pourtant limitée à 700 m2. Preuve indiscutable de ce succès local, on observe un très faible turnover des riverains, dans cette partie de l’agglomération. Principalement en raison de l’atmosphère chaleureuse qui y règne. D’ailleurs, dès que le protocole sanitaire de la pandémie le permettra, le Repas des Voisins aura à nouveau lieu aux « Chemins Verts ».