Le durcissement français des protocoles sanitaires complique beaucoup l'activité des professionnels du tourisme

Durcissement des protocoles sanitaires : un virus anti-tourisme ?

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Depuis peu, à cause des craintes que soulève le variant Omicron, beaucoup de pays appliquent à nouveau des restrictions aux voyageurs qui veulent se rendre à l’étranger. En France, ce durcissement des protocoles sanitaires concerne désormais les pays les plus à risques. Certains ressortent même en « Rouge écarlate » et s’y rendre est désormais interdit. Cela, aussi bien pour des déplacements professionnels que pour des motifs touristiques. En pratique, ce retour des restrictions constitue un coup de frein très brutal pour de nombreux voyagistes.

Un nouveau coup dur

Le durcissement français des protocoles sanitaires complique beaucoup l'activité des professionnels du tourisme

Le durcissement français des protocoles sanitaires complique beaucoup l’activité des professionnels du tourisme

Après l’annonce officielle ce 1er décembre d’un durcissement des protocoles sanitaires, les professionnels du tourisme ont de quoi être dépités. Voire plus, pour ceux dont la spécialité est d’organiser des voyages vers l’île Maurice, où l’on ne plus plus aller jusqu’à nouvel ordre. Par ailleurs, d’autres destinations sont touchées. Notamment l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Botswana, le Zimbabwe, le Mozambique, la Namibie, l’Eswatini, le Malawi et la Zambie. A l‘évidence, ces interdictions ont pour but d’endiguer le variant Omicron. Cependant, elles représentent aussi un nouveau coup dur pour tout le secteur touristique français. Surtout à proximité des fêtes de fin d’année.

Durcissement des protocoles sanitaires : des mesures peut-être précipitées

Dans l’ensemble, les professionnels du voyage considèrent ces mesures comme des choix précipités, mis en place sans une concertation européenne. Par ailleurs, depuis samedi dernier, les conditions d’entrée plus strictes sur notre territoire, avec des tests PCR obligatoires pour tous les vols vers la France, compliquent tout. En effet, même les voyageurs vaccinés venant d’un pays extérieur à l’Union européenne doivent maintenant présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures. Cela, avant d’avoir le droit d’entrer dans l’Hexagone. De plus, pour les voyageurs non-vaccinés, qu’ils reviennent d’Europe ou d’un autre pays, ils doivent aujourd’hui présenter un test PCR fait il y a 24 heures. Alors qu’il y a peu de temps, un délai de 48 ou 72 heures suffisait.

Des destinations hivernales moins nombreuses

Si ces nouvelles règles de précaution sanitaire se maintiennent, elles vont nettement compliquer les futurs déplacements touristiques. Cela, avant même de connaître les conséquences réelles du nouveau variant. Et alors que l’OMS considère pour l’instant qu’il n’y pas de quoi s’alarmer. Ce qui est sûr, c’est que le choix vers des destinations hivernales est nettement en train de se réduire. Ce qui entraîne forcément des conséquences très négatives pour une profession déjà très affectée par les fortes turbulences d’une crise sanitaire qui s’éternise. A présent, cette situation pousse les professionnels du tourisme à se demander, à juste titre, si toutes ces restrictions contraignantes vont un jour s’arrêter.