Un couvre-feu dans les grandes villes pourrait bientôt s'appliquer

Couvre-feu : une solution inévitable dans les grandes villes ?

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Couvre-feu : vers un confinement partiel ?

 

Déjà en vigueur en Guyane, un couvre-feu pourrait être imposé dans les prochains jours dans les métropoles. Ce scénario étant envisagé pour freiner la diffusion des contaminations. Ce soir, lors d’une allocution télévisée, Emmanuel Macron précisera si cette stratégie sera effectivement appliquée.

 

Pour protéger les hôpitaux

Un couvre-feu dans les métropoles pourrait bientôt s'appliquer

Un couvre-feu dans les métropoles pourrait bientôt s’appliquer. Pour éviter un second confinement général.

Si cette mesure se confirmait, elle aurait surtout pour but d’empêcher un débordement des services hospitaliers des grandes villes. En effet, ceux-ci sont déjà sous tension. Avec, à certains endroits, une occupation des lits de réanimation autour des 30 %. Face à cette pression montante, plusieurs infectiologues ont déjà approuvé l’option d’un dispositif préventif beaucoup plus contraignant. Celui d’un couvre-feu. Même si cela doit sacrifier momentanément la liberté de circuler. En fait, désormais, certains spécialistes conseillent d’adopter des « mesures draconiennes ». Toutefois, en les limitant aux neuf villes actuellement classées en « alerte maximale ». Dont les plus grandes de France. Ainsi, ce choix éviterait la mise en place d’un second confinement général.

Des chiffres concrets face aux incertitudes

Pour l’instant, l’heure limite en cas de couvre-feu reste à fixer. Cependant, le seuil de 20 heures, trop contraignant, semble peu probable. Mais l’interdiction de se déplacer, en respectant un horaire imposé, pourrait malgré tout survenir. Comme c’est déjà le cas à Berlin. Ou en Guyane. Où depuis juin, l’efficacité du couvre-feu a fait ses preuves. Parallèlement aux interrogations qui subsistent à ce sujet, les chiffres récoltés par l’Agence Régionale de Santé sont alarmants. Ainsi, en Ile-de-France, le taux des tests positifs a atteint 17 %. Ce qui indique une proportion très préoccupante. Jamais observée dans cette région. Reste à savoir comment les Français réagiraient, s’ils devaient se plier à un couvre-feu. Surtout à l’approche des vacances de la Toussaint.