Les producteurs laitiers sont inquiets. Car ils craignent que la loi Alimentation ne les protège pas

Producteurs laitiers inquiets : des tensions qui perdurent

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Producteurs laitiers inquiets : des bras de fer à répétition

 

De nouveau, après un apaisement fragile de deux ans, les producteurs laitiers redoutent aujourd’hui la reprise d’une guerre des prix impitoyable. Qui pourrait encore opposer les distributeurs aux industriels. En prenant une fois de plus ces producteurs en otages.

 

De futurs conflits possibles

Les producteurs laitiers restent inquiets, face aux prix imposés par la grande distribution

Les producteurs laitiers restent inquiets, face aux prix imposés par la grande distribution

Actuellement, pour la filière des producteurs laitiers français, la question majeure du moment est : la loi Alimentation va-t-elle les protéger ? En effet, ce texte voté il y a deux ans devait garantir à leur lait des prix décents. Notamment, lors des transactions, souvent inflexibles, avec les acheteurs de la grande distribution. Hier, dans un climat tendu, les organisations de producteurs laitiers ont tenu leurs assises. Supervisées par le ministère de l’Agriculture. A cette occasion, ces producteurs ont redemandé que la loi Alimentation soit respectée. Dans le cas contraire, si des prix insuffisants ressortaient de ces échanges, la FNPL réagirait. De fait, ce syndicat laitier, premier en France, pourrait alors se mobiliser. En menant des actions contestataires dures. Par conséquent, le Gouvernement devra veiller à faire respecter les accords de la loi Alimentation. S’il veut éviter de futurs conflits.

Une situation inconfortable

A présent, l’éventualité que les producteurs laitiers réagissent n’est pas à sous-estimer. Etant donné leur réel manque de confiance, exprimé unanimement. De fait, aujourd’hui, les échanges commerciaux entre ces producteurs et les grands distributeurs restent déséquilibrés. En raison de fréquents bras de fer, imposés par les transformateurs. Trop souvent en position ultra dominante. En plus, tout cela se déroulant dans une grande opacité. Un constat amer. Qui a obligé récemment Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, à admettre que la loi Alimentation n’avait « […] pas encore atteint ses objectifs ». Par conséquent, le chantier du prix du lait semble loin d’être clos.