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Les Contrats de Sécurité Intégrée restent très critiqués par certains édiles.

Contrats de Sécurité Intégrée : des inégalités entre communes ?

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Quelques mois après l’application des Contrats de Sécurité Intégrée, certains élus les critiquent. En signalant d’importants dysfonctionnements. Cela, après la signature à Toulouse d’un premier contrat de ce type. Ainsi, des édiles du Forum Français pour la Sécurité Urbaine s’élèvent contre cet aménagement.

De réels désaccords

Selon certains élus, les Contrats de Sécurité Intégrée produiraient des inégalités entre les communes.

Selon certains élus, les Contrats de Sécurité Intégrée produiraient des inégalités entre les communes.

En mars dernier, un communiqué de ces édiles exprimait un réel désaccord avec le Gouvernement. Ainsi, cette revendication signalait de vrais problèmes. Induits par la mise en oeuvre des Contrats de Sécurité Intégrée. Cela, « […] aussi bien sur le fond que sur la forme. » De cette manière, ces élus dénonçaient la tendance de l’État à déplacer ses responsabilités sécuritaires. En les faisant assumer par  les polices municipales. A leur avis, localement, cela se produit trop souvent. Par ailleurs, ces nouveaux contrats reposent sur un engagement réciproque. Or, dans les faits, cette réciprocité ne serait que théorique. Cette lacune ve fait que les associations d’élus ne seraient pas assez consultées. Avant signature de ces nouveaux Contrats. Or, l’exécutif projette de bientôt contractualiser ce dispositif dans toutes les grandes villes.

Contrats de Sécurité Intégrée : un dispositif partial

Aujourd’hui, selon ces élus, l’application de ces contrats reste bancale. Pire, ce dispositif pourrait entraîner un retour en arrière. En créant une sécurité insuffisante, à certains endroits. Entre autres, parce qu’il ne tient pas compte des outils sécuritaires existants. Ainsi, les Contrats Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance en fournissent l’exemple. En effet, ces contrats devraient comporter des priorités communes. Conjointement établies par les collectivités territoriales. Mais aussi par les représentants de l’État. Ainsi que les associations privées. Or, actuellement, tous ces acteurs n’interviennent pas dans ces choix. Enfin, les Contrats de Sécurité Intégrée ne renforcent pas les effectifs de police.