Le Bilan du Plan vélo montre que la pratique cycliste se porte bien en France

Bilan du Plan vélo : la pratique cycliste se porte bien

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Après 3 ans d’existence, c’est l’heure de dresser le bilan du Plan vélo créé en septembre 2018. L’occasion de célébrer sa bonne santé et de se réjouir du réel changement qu’il a apporté, en terme de mobilité verte. Au point que, comme l’a déclaré Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, « Ce quinquennat aura été celui de la naissance d’une nation du vélo. » Cependant, malgré cet engouement qui se révèle durable, l’objectif de tripler l’usage du vélo d’ici 2024 n’est pas encore acquis.

Un réseau cyclable en nette progression

 Le récent bilan du Plan vélo montre que la pratique cycliste se porte bien en France.


Le récent bilan du Plan vélo montre que la pratique cycliste se porte bien en France.

A l’évidence, les aides financières accordées par l’État ont fortement contribué à consolider l’attrait pour les déplacements en vélo. En effet, ce budget, très incitatif, s’élève aujourd’hui à 850 millions d’euros. Cela, grâce à un investissement initial de 600 millions d’euros. Par la suite, ce budget sera complété d’ici 2022 par les 250 millions fournis par les Certificats d‘Economies d’Energie et du fonds Mobilités actives. Résultat, en milieu urbain et périurbain, on constate que la pratique du deux-roues a globalement progressé d’environ 30 %. Et qu’en zone rurale, cette augmentation, plus modeste, a quand même été de 15 %. En grande partie, cet accroissement s’explique par les contraintes inédites des confinements successifs, puis par leur levée.

De même, en parallèle, l’étendue des pistes cyclables a aussi progressé de 30 %. Ainsi, sur le territoire, pas moins de 13.000 kilomètres de voies dédiées aux cyclistes ont vu le jour depuis 2017. Actuellement, cela porte le réseau cyclable français à 53.000 kilomètres. Cet ensemble d’efforts explique donc la bonne santé du Plan vélo.

Un bilan du Plan vélo positif et des fonds supplémentaires

Alors que ce bilan est déjà positif, Jean-Baptiste Djebbari, ministre des Transports, vient d’annoncer « […] le lancement d’un quatrième appel à projets qui sera doté de 50 millions d’euros. » Ainsi, cette enveloppe additionnelle viendra compléter celle du Plan de relance, s’élevant déjà à 150 millions. De quoi améliorer l’ensemble des nouvelles infrastructures cyclables, initiées par les fameuses « coronapistes ». De même, ce budget servira aussi à sécuriser globalement les zones de stationnement réservées aux vélos. Celles-ci ayant déjà acquis 15.000 place supplémentaires. Entre autres, à proximité des gares. Au final, on observe que la crise sanitaire a engendré un nouvel attrait évident pour la pratique du vélo. Et qu’il ne s’agit pas que d’un effet de mode éphémère.

De nombreux atouts

Dernièrement, cette dynamique en faveur du vélo s’est vérifiée à travers plusieurs initiatives. Notamment ce mois-ci, celle de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, l’ADEME. En effet, elle va accompagner les 254 territoires qui se sont portés volontaires pour amplifier leur politique cyclable. A la fois en métropole et en Outre-mer.

En parallèle, le programme Certificats d‘Economies d’Energie, financé par les fournisseurs d’énergie, a également démontré sa tonicité. Notamment, en bénéficiant du soutien d’environ un tiers des employeurs privés. Ces derniers favorisant désormais l’usage du vélo pour effectuer les trajets entre le domicile et le lieu de travail. Entre autres, au moyen d’un forfait qui leur permet de prendre en charge jusqu’à 500 euros par an et par salarié. Cela, pour couvrir en partie les frais des déplacements effectués à vélo ou en covoiturage. En résumé, grâce à ces diverses avancées, l’objectif de tripler l’usage du vélo d’ici 2024, certes ambitieux, semble être de plus en plus atteignable.