Les vendanges dans le Var auront des rendements plus faibles dus aux incendies.

Vendanges dans le Var : des rendements plus faibles dus aux incendies

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Cette année, les vendanges dans le Var, ainsi que dans toute la Provence, s’annoncent d’un niveau anormalement bas. En cause, les énormes incendies qui ont dévasté cet été des milliers d’hectares dans cette région. En n’épargnant malheureusement pas les vignobles, durement touchés. De plus, le gel inattendu en avril a également engendré de lourds dégâts.

Un cumul d’épreuves répétées

Les vendanges dans le Var auront des rendements plus faibles, dus aux incendies.

Les vendanges dans le Var auront des rendements plus faibles, dus aux incendies.

Pour la quatrième année consécutive, la production viticole provençale a souffert de catastrophes naturelles. En particulier, sur place, des milliers d’hectares ravagés. Ce qui va sans doute réduire la quantité de certains millésimes 2021. Notamment, des Côtes de Provence. Au final, ces épreuves à répétition, encore aggravées par une sécheresse tenace et de violents orages, auront sans doute pour conséquence une production limitée de vins rosés.

De plus, les largages d’eau de mer par les Canadairs, ainsi que les produits pour contrer la diffusion du feu, ont aussi fait souffrir les récoltes. Avant ces problèmes, on estimait au moins à une baisse de 5 % la chute de la production viticole provençale. Celle-ci exploitant environ 20.000 hectares. D’ailleurs, l’année dernière, cette surface a déjà produit environ 1,2 million d’hectolitres de moins. Ainsi, même si les dégâts constatés dans les domaines ont été contrastés, globalement, le bilan régional sera plus réduit que d’habitude.

Une future production des vendanges varoises plus qualitative

Aujourd’hui, dans l’arrière-pays, certains vignerons vont encore attendre au moins un mois avant d’entamer des vendanges tardives. Pour compenser les récentes catastrophes, les producteurs misent maintenant sur la qualité des raisins qui restent. Ainsi, le nouveau millésime devrait fournir des vins moins sucrés et plus acides. Ce qui est un vrai avantage pour ces futurs rosés. Ainsi, après le stress causé par les incendies et le gel précoce, les six-cents exploitations varoises et des Bouches-du-Rhône qui en produisent parviendront peut-être à combler une partie des pertes subies. En tous cas, c’est tout ce que l’on souhaite à ces viticulteurs éprouvés.