Pour aussi vacciner les personnes âgées isolées, l’Etat attend une action des maires

Vacciner les personnes âgées isolées : l’Etat attend une action des maires

17563

Vacciner les personnes âgées isolées : un soutien stratégique essentiel

 

Dernièrement, Jean Castex et Olivier Véran ont réagi sur la question de vacciner les personnes âgées isolées. Pour cela, ils ont annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif. Qui va miser sur une forte coopération des collectivités territoriales. Ce changement de cap devrait compenser en partie les critiques sur le démarrage trop lent des vaccinations en France.

 

Un début d’accélération

Cette stratégie différente devrait faire rapidement oublier les faibles chiffres des vaccinations en France. De fait, après une mise en route laborieuse, plus de 45.000 personnes se sont déjà fait vacciner. Cela, en seulement cinq jours. De plus, pour satisfaire l’accélération à venir, Olivier Véran a annoncé que le Gouvernement avait précommandé 200 millions de doses. Pour six vaccins de types différents. Dont les livraisons seront précédemment validées par les autorisations nécessaires. Ainsi, la deuxième phase, initialement prévue en février, commencera plus tôt. Déjà, cette modification concernait les vaccinations des professionnels de Santé. Ainsi que les aides à domicile, âgées de plus de 50 ans.

Une nouvelle étape

Pour vacciner les personnes âgées isolées, l'Etat attend un soutien logistique des maires.

Pour vacciner les personnes âgées isolées, l’Etat attend un soutien logistique des maires.

En plus, dès le 18 janvier, vacciner les personnes âgées isolées, de plus de 75 ans, sera aussi possible. Même si elles ne résident pas en EHPAD. Pour cela, il suffira qu’elles aillent dans les centres de vaccinations mis en place dans certaines communes. Aujourd’hui au nombre de cent. Rapidement, ces centres devraient atteindre un total de six cents. Cela, dès la fin du mois de janvier. Ce qui représente une moyenne de six par département. Soit environ un centre pour 100.000 habitants.

Une mesure pour vacciner les personnes âgées

Pour favoriser toutes les vaccinations, les citoyens concernés devront d’abord s’inscrire. Cela, à partir du 14 janvier. Soit en ligne, soit par téléphone. Pour accélérer le déploiement prévu, Jean Castex a déclaré que les préfets « impliqueront le maximum de professionnels de santé […] ». Donc, tous les « […] médecins, infirmiers, pharmaciens, que ces derniers soient libéraux ou en établissement ». Cependant, la possibilité pour les pharmaciens de vacciner dans leurs officines n’a pas encore été confirmée. Alors qu’ils se disent prêts à le faire.

Délai entre les deux vaccinations

Par ailleurs, le planning français des secondes injections sera modifié. De fait un délai de 21 jours devrait désormais s’appliquer entre les deux vaccins. Un changement motivé par le constat qu’un écart de six semaines n’entraîne ni risque, ni « perte d’efficacité ». Comme l’affirmé Olivier Véran. Ainsi, ce décalage volontaire permettra de disposer de vaccins supplémentaires pour de futures premières injections. Ce qui permettra, entre autres, de vacciner les personnes âgées isolées.

Un appel aux maires

Pour des motifs pratiques, la mise en place des centres de vaccinations départementaux se fera en priorité dans des villes importantes. Par conséquent, un dispositif d’accès parfois difficile pour vacciner les personnes âgées isolées. Pour cette raison, Olivier Véran a précisé que les centres de vaccinations fourniront des doses aux médecins généralistes. De plus, « des bus de vaccination » circuleront aussi sur tout le territoire. Notamment, dans les zones rurales. Pour plus d’efficacité, le ministre de la Santé a précisé qu’il avait déjà demandé aux maires « d’identifier les personnes âgées isolées (…). Cela, depuis plusieurs semaines. Afin de « […] protéger l’ensemble de leurs concitoyens ».

Des propositions toujours en suspens

Ainsi, les élus locaux seront mieux intégrés dans le dispositif global des vaccinations. Cependant, la demande des régions de pouvoir acheter elles-mêmes des vaccins n’a pas été clairement validée par le Premier ministre. Une réserve motivée par le fait que ce marché est aujourd’hui très « tendu ». En raison d’approvisionnements limités. Ce qui entraîne une priorité donnée aux commandes de l’État. Néanmoins, Jean Castex a salué l’attitude des maires qui « [..] se portent candidats pour épauler l’État ». Cependant, il a aussi tenu à préciser que « le patron du déploiement de la stratégie vaccinale, c’est le préfet. » Ce qui laisse en suspens les propositions faites par Régions de France. A savoir, associer des représentants des collectivités au Conseil de défense qui organise la stratégie vaccinale en cours.