Une France à deux vitesses : des inégalités flagrantes face à la crise

Une France à deux vitesses : des inégalités flagrantes face à la crise

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Une France à deux vitesses : une étude révélatrice

 

Actuellement, la crise inédite que nous traversons est en train de révéler une France à deux vitesses. Un constat notamment mis à jour par le quatrième baromètre Arthur Loyd. De fait, cette étude récente démontre des inégalités majeures dans la dynamique économique de nos territoires. Faisant ainsi apparaître des fractures territoriales de plus en plus marquées.

 

Des disparités évidentes

Un récent baromètre a révélé une France à deux vitesses, en matière de capacités à se redresser économiquement.

Un récent baromètre a révélé une France à deux vitesses, en matière de capacités à se redresser économiquement.

A ce jour, les départements ruraux et les villes de petite taille résistent moins bien, économiquement parlant, que les grandes métropoles régionales. En effet, ces dernières parviennent à mieux surmonter les dégâts du coronavirus. Car elles demeurent, malgré tout, des bassins d’emplois. Qui contre toute attente continuent à se remplir. En préparant déjà la reprise de l’économie française. Contrairement aux zones rurales et aux villes moyennes. Qui sont plus sévèrement touchées. Au point parfois de voir leurs emplois détruits. Notamment, dans les départements des Vosges, du Calvados, de l’Aube ou de l’Allier. Ou encore dans l’Indre, la Haute-Marne, la Vienne, la Nièvre ou la Haute-Corse. De fait, ces départements ont en moyenne perdu 4 % de leurs emplois, durant le premier semestre de 2020. Ce qui est sensiblement supérieur à la moyenne nationale.

Une Capitale affaiblie mais toujours vivace

Depuis un moment, Paris montre aussi des signes de décroissance économique. Aujourd’hui, cette baisse est encore amplifiée par la crise sanitaire. Pour preuve, chaque année, environ 200.000 Franciliens décident de retourner s’installer en région. Ainsi, dernièrement dans la Capitale, les opportunités d’emplois ont reculé de plus de 4 %. Avec 62.000 postes supprimés en six mois. En priorité, dans les secteurs fragilisés de l’hébergement, de la restauration, du tourisme, de la culture et de l’événementiel. Cependant, il serait faux de considérer l’Île-de-France comme une région sinistrée. En effet, même affaiblie, elle demeure un moteur essentiel de l’économie du pays.

Des ressources solides

De fait, malgré la crise handicapante de la Covid, la Capitale redémarrera. Dès que cela redeviendra possible. En effet, tous les indicateurs montrent ses capacités de redressement. Cela, grâce à ses multiples opportunités d’emplois. Qui continueront certainement à être attractives. Notamment, à la faveur du futur développement du Grand Paris. Ce qui démontre, une fois encore, une France à deux vitesses.