TGV : des trains plus écologiques

TGV qui passe

Un nouveau TGV concu par Alstom

En validant la semaine dernière sa commande ferme de 100 nouveaux Trains à Grande Vitesse (TGV) de cinquième génération, SNCF Mobilités a décidé de moderniser radicalement son parc de rames ferroviaires. Ce contrat concrétise un partenariat majeur avec la société Alstom, amorcé en 2016. Le montant de ce rajeunissement s’élèvera à près de trois milliards d’euros.

Élaborés par la SNCF, fabriqués par Alstom

Ces nouveaux trains TGV seront destinés à rouler sur l’ensemble du territoire. Leurs premières livraisons devraient avoir lieu courant 2023, puis elles s’échelonneront jusqu’en 2033. Pour honorer cette commande, dix des douze sites français d’Alstom seront mobilisés, afin de fabriquer dans les délais ces rames d’une conception beaucoup plus moderne.

De nombreuses améliorations

un train TGV dans un virage

Un train TGV plus performant

Parmi les innovations qui caractériseront ces nouveaux TGV, conçus par la SNCF, il faut citer leur bilan carbone nettement amélioré, d’environ 37 %. De plus, leur consommation d’énergie sera réduite de près d’un quart, et le choix de leurs matériaux de construction fera qu’ils seront presque entièrement recyclables. Par ailleurs, ils coûteront moins cher à construire, seront beaucoup plus connectés, et leur capacité d’accueil s’élèvera à 740 passagers, soit une amélioration de 20 % par rapport aux possibilités des rames actuelles. À l’achat, une nouvelle rame coûtera seulement 25 millions d’euros, contre un tarif de 30 millions d’euros aujourd’hui. De plus, l’entretien de ces nouveaux TGV reviendra 20 % moins cher.

De futures créations d’emplois

Ce vaste chantier devrait créer environ 4.000 emplois pendant dix ans dans l’ensemble de la filière ferroviaire française, si l’on cumule Alstom et ses sous-traitants. Actuellement, l’usine Alstom de Belfort emploie 500 salariés. C‘est sur ce site que les motrices de ces TGV de cinquième génération devraient être assemblées. Malgré la signature de ce grand projet, le syndicat CFDT du site de Belfort craint un trou de trois ans d’inactivité pour cette usine. En effet, une période d’inertie pourrait être nécessaire à la mise en place des futures chaînes de montage. Certains salariés de ce site de la région Bourgogne-Franche-Comté craignent même que les motrices commandées soient finalement fabriquées à La Rochelle, en Charente-Maritime. Cela permettrait qu’elles soient réalisées à proximité des futures rames. Si une telle décision était prise, cela pourrait effectivement entraîner la fermeture du site de Belfort.

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