Sécurité nucléaire : un sujet polémique

Site nucléaire français

La sécurité nucléaire française reste un sujet discordant

Le rapport qui a été établi par la Commission d’enquête sur la Sûreté et la Sécurité actuelles des installations nucléaires françaises, présidée par Paul Christophe, a nécessité 5 mois de travail. Cette analyse de près de 200 pages a été remise officiellement jeudi dernier au président de l’Assemblée nationale, François de Rugy. Or, elle contient d’emblée des divergences.

Des contrôles plus stricts

Les 33 préconisations contenues dans ce rapport ne font pas l’unanimité de ses contributeurs, et font parfois l’objet d’analyses aux conclusions divergentes sur la Sécurité nucléaire. La filière nucléaire actuelle du pays compte aujourd’hui un total de 58 réacteurs, installés dans 19 centrales en activité. Celles-ci produisent actuellement 72 % de l’électricité utilisée par le pays. Après étude, la filière nucléaire est accusée de fonctionner trop souvent en vase clos, et d’utiliser des techniciens qui ne remettent pas assez leurs avis d’experts en question, notamment en matière de sécurité.

Des carences identifiées

Selon ce rapport, le secteur nucléaire comporterait des lacunes sécuritaires dans la façon dont il est réglementé et organisé. En raisons des insuffisances observées, ce dernier rapport recommande, pour pallier des manques qu’il juge porteurs de risques, de renforcer les moyens accordés jusqu’à présent à l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Il prévoit donc que de nouvelles sanctions et des astreintes soient prévues, y compris financières, pour contraindre les exploitants nucléaires actuels à garantir la totale sécurité de leurs réacteurs. Ce rapport préconise de les obliger à « […] apporter la preuve que leurs réacteurs sont en mesure de résister à tout aléa climatique combinant plusieurs facteurs (canicules, sécheresse…) et affectant plusieurs centrales simultanément. »

Des arrêts de réacteurs à planifier

Ce même rapport demande que soit publié un « […] programme prévisionnel des réacteurs à démanteler, avec les coûts et dates estimés. » Cela, afin d’amorcer un programme concret d’un démantèlement de certains dispositifs trop anciens. Cette proposition va dans le sens voulu par Nicolas Hulot. Le ministre de la Transition écologique et solidaire souhaite en effet faire inscrire dans la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE), actuellement débattue et prévue pour 2023-2028, un calendrier établissant le démantèlement de certains réacteurs.

Des conclusions parfois orientées ?

Certains des membres qui ont participé à l’élaboration de ce rapport reprochent à d’autres d’aborder la question de la Sécurité nucléaire sous un angle partisan, avec parfois même un parti-pris contenant un militantisme trop marqué.

 

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