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Des risques industriels potentiels existent sur le territoire. Or, des experts estiment que les précautions doivent maintenant se renforcer.

Risques industriels potentiels : des précautions à renforcer

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Dernièrement, le groupe Amaris, spécialiste de l’inspection de sites comportant des risques industriels potentiels, a fait un bilan mitigé. Celui-ci concerne les mesures françaises actuelles de sécurité. Notamment, pour protéger les habitants qui vivent à proximité de sites Seveso. Ces sites étant par définition des lieux où l’on stocke des produits dangereux.

Des accompagnements financiers insuffisants

Des risques industriels potentiels existent sur le territoire. Or, des experts estiment que les précautions doivent maintenant se renforcer.

Aujourd’hui, des risques industriels potentiels existent sur le territoire. Or, des experts estiment que les précautions à prendre doivent maintenant se renforcer.

Selon Amaris, sur le territoire, concernant les risques industriels, les accompagnements financiers restent encore inadaptés. Entre autres, pour réaliser pleinement les travaux des Plans de Prévention des Risques Technologiques. Ainsi, le groupe Amaris, qui réalise des contrôles sur environ 80 collectivités, considère qu’aujourd’hui les moyens dont disposent les préfectures demeurent insuffisants. Si l’on prend en compte les risques réels existants. Sur place, ces carences entraînent des manques de personnels. Notamment, ceux qui doivent inspecter les installations sensibles.

De même, Amaris considère que la formation des agents en charge des gestions de crise reste incomplète. Enfin, sur le terrain, le groupe déplore que les décisions locales n’associent pas encore assez les riverains. En clair, selon les analyses d’experts, tous les enseignements de la catastrophe toulousaine d’AZF ne sont toujours pas assimilés, en matière de risques industriels potentiels.

Des Plans Communaux de Sauvegarde encore trop rares pour limiter les risques industriels potentiels

Actuellement, parmi les dispositifs qui restent à améliorer, les Plans Communaux de Sauvegarde de la loi du 13 août 2004 souffrent d’une application incomplète. Or, ils devraient donner aux maires des moyens efficaces pour garantir la sécurité civile. En fait, pour le moment, ces Plans démontrent une sous-exploitation. En effet, d’après Amaris, que ce soit pour des raisons financières ou humaines, « […] nombre de Plans Communaux de Sauvegarde n’ont toujours pas vu le jour, ou ne sont pas opérationnels. » Dans le cas d’accident industriel, le groupe observe que « […] les maires sont en réalité dessaisis de la gestion de crise. »

En pratique, ils sont « […] informés partiellement ou tardivement, et se trouvent donc dans l’incapacité d’engager les procédures dans leur commune. » Pire, certains élus n’apprennent parfois les incidents « […] que par les médias, qui sont eux-mêmes informés par la préfecture. » En conclusion, selon les experts, l’État est à ce jour trop en retrait par rapport aux risques industriels potentiels.