L'incendie de Lubrizol a marqué durablement Rouen

Incendie de Lubrizol : une inquiétude qui a marqué durablement

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Incendie de Lubrizol : des craintes tenaces

 

Juste un an après le terrible incendie de Lubrizol, qui a ravagé une usine à Rouen, le 25 septembre 2019, les produits chimiques toxiques qui ont brûlé cette nuit là restent dans de nombreuses mémoires. Y compris dans d’autres villes de France. Aujourd’hui, alors que l’épaisse fumée du drame s’est dissipée depuis longtemps, les craintes qu’elle symbolise flottent toujours dans l’air.

 

Une ville encore traumatisée

homme masqués pour les conséquences d'un incendie de Lubrizol

L’incendie de Lubrizol, un an après, n’a pas réussi à faire disparaître des craintes tenaces, à Rouen et dans d’autres villes

Actuellement, pour les Rouennais, l’anxiété collective provoquée par cette catastrophe d’un site Seveso, soi-disant hautement sécurisé, demeure très présente. D’ailleurs, certains habitants ont préféré quitter la ville, pour éviter tout risque éventuel. Malgré les vigiles qui surveillent désormais le site. Et les bâtiments entourés de barbelés, repeints à la va-vite, qui ont cessé de fonctionner. Aux dernières nouvelles, pour changer l’aspect du site de la catastrophe, Lubrizol envisagerait de végétaliser la zone sinistrée. Et d’y installer des panneaux solaires. Mais cela sera-t-il suffisant pour rétablir la confiance ?

Une catastrophe de référence

Il y a un an, l’incendie de Lubrizol, alimenté par neuf mille cinq cents tonnes d’additifs chimiques, a pollué l’air, l’eau et les sols de Rouen. Ainsi que des alentours. En répandant dans l’atmosphère de la métropole aux cent clochers une odeur nauséabonde. Reconnaissable entre toutes. Au point que les enfants rouennais l’ont désormais baptisée « l’odeur Lubrizol ». Ce qui montre à quel point le souvenir du traumatisme est vivace. Et combien la vie à Rouen a changé depuis. D’ailleurs, l’énorme incendie de Lubrizol demeure un symbole. Une catastrophe de référence. Pour preuve, ce samedi 26 septembre, à Grigny, une petite manifestation d’écologistes, soutenue par le maire, Philippe Rio, a eu lieu. Elle réclamait une meilleure sécurité des sites classés Seveso 2 dans la commune.

Une manifestation du souvenir

Lors de ce rassemblement, les slogans sur les pancartes des manifestants citaient le drame de Lubrizol. Ainsi que celui de Beyrouth. Car dans cette commune de l’Essone, des locaux industriels stockent eux aussi des produits potentiellement très dangereux. De fait, sur place, la classification Seveso 2 de ces sites à risque ne rassure plus vraiment.