Report des soldes d’été : un calendrier bousculé
Ce mardi, Bruno Le Maire a annoncé le report de la date traditionnelle des soldes d’été au 15 juillet cette année. Cela, en raison des conséquences économiques négatives de la crise sanitaire sur les petits commerces. Ainsi, ce choix prendra en compte les fortes difficultés que les commerçants ont dû affronter durant les deux mois de confinement.
Une stratégie de soutien
Finalement, après divers échanges avec des petits commerçants en difficulté, l’exécutif a examiné leur situation. Ainsi, il a décidé qu’après deux mois de confinement, aux conséquences économiques éprouvantes, un report des soldes d’été était nécessaire. Ce décalage volontaire, qui lancera les promotions le 15 juillet au lieu du 24 juin, devrait aider à compenser en partie la fermeture forcée pendant les deux mois de confinement. De fait, ces soldes d’été dureront quatre semaines. Par cette décision, Bruno le Maire a expliqué qu’il souhaitait donner du temps aux commerçants affaiblis pour « reconstituer leur trésorerie ». De cette façon, le ministre de l’Economie tient à « […] soutenir dans ces moments très particuliers ceux qui sont les plus faibles ». En effet, la crise du coronavirus a empêché de nombreux commerces de travailler normalement. Cette attitude compréhensive de Bruno Le Maire démontre à la fois son souci « […] d’efficacité économique, mais aussi de justice ».
Le report des soldes : un décalage salutaire
Ce report des soldes d’été devrait contenter les fédérations de commerçants qui, dès la fin mars, avait demandé que les dates traditionnelles des promotions, du 24 juin au 21 juillet, soient repoussées. Cela, afin de pouvoir écouler des stocks importants d’invendus et de reconstituer une partie de leur trésorerie. De plus, ce changement de calendrier devrait permettre aux commerçants de s’adapter à un ralentissement attendu de la consommation. D’ailleurs, cette baisse a été confirmée par la récente annonce de Bruno Le Maire. En 2020, celui-ci prévoit une chute du PIB français de l’ordre de 11 %. Une très mauvaise nouvelle, si l’on se souvient que les récentes prévisions envisageaient au pire une chute limitée à 8 %.
Un passage à vide inévitable
Bruno Le Maire a donc admis qu’une récession évaluée à 11 % du PIB allait sans doute impacter la France cette année. Une projection négative, dernièrement confirmée par l’Insee. Cependant, le ministre reste absolument persuadé « […] que nous allons rebondir en 2021 ». Bien qu’avant, il reconnaisse que le choc économique que le pays devra affronter sera « extrêmement brutal ». Le report des soldes illustre bien cette prédiction. Sans fioriture, Bruno Le Maire a donc prévenu que pour notre économie « le plus dur est devant nous ». En effet, selon diverses études, la reprise de la consommation ne sera vraiment sensible qu’au second semestre. Cela, malgré le déconfinement. Dans l’intervalle, le pays devra donc surmonter « un énorme trou d’air ». Selon les propres termes du ministre de l’Economie.
Toutefois, pour rebondir, Bruno Le Maire mise sur les divers Plans de soutien accordés aux principaux secteurs touchés par la crise. Ainsi, l’aéronautique, les métiers du tourisme et l’industrie automobile devraient bientôt repartir.
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