Rénovation des rames du RER B : le retrait du constructeur Alstom

Rénovation des rames du RER B : le retrait du constructeur Alstom

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Rénovation des rames du RER B : un conflit amorcé

 

Ce jeudi 4 février, le constructeur ferroviaire Alstom a annoncé qu’il se retirait de l’appel d’offres portant sur la rénovation des rames du RER B. En effet, un audit financier et technique défavorable concernant ce projet l’a poussé à prendre cette décision.

 

Des démêlés en perspective

En région Ile-de-France, la rénovation des rames du RER B devient compromise. En raison du retrait du constructeur Alstom.

En région Ile-de-France, la rénovation des rames du RER B devient compromise. En raison du retrait du constructeur Alstom. Ce qui pose problème à Valérie Pécresse.

Aujourd’hui, le constructeur français regrette l’impossibilité de s’entendre avec la RATP, la SNCF et le constructeur espagnol CAF. Egalement impliqué dans le contrat de rénovation des rames du RER B. A ce jour, ces trois groupes projetteraient même d’attaquer Alstom en justice. Car le retrait d’un groupement, après avoir remporté un appel d’offres public, provoque des conséquences importantes. Forcément complexes. En attendant, Alstom a retiré son recours en référé au Tribunal administratif de Paris. Ce qui est sûr, c’est qu’à cause de ces démêlés judiciaires, les usagers du RER B devront attendre. Notamment avant de pouvoir bénéficier de nouvelles rames. Dont la mise route risque d’être repoussée au moins jusqu’en 2025.

Une rénovation problématique

Malgré le revirement d’Alstom, Valérie Pécresse, la Présidente d’Ile-de-France Mobilités, affirme que le constructeur français doit « […] honorer le contrat ». Comme elle l’a déclaré vendredi dernier. Cela, bien qu’Alstom semble penser que ce contrat de rénovation des rames du RER B soit devenu bancal. Après avoir multiplié les recours, puis avoir proposé une médiation. De fait, le 13 janvier dernier, c’est la filiale canadienne d’Alstom, Bombardier Transport, et le constructeur espagnol CAF, qui ont été choisis. A la place de l’offre initiale d’Alstom. Car celle-ci a été jugée trop chère. Or, ce contrat concernait pas moins de 146 rames de RER. Pour un montant global de 2,56 milliards d’euros. Avec une première livraison prévue à la fin de l’année 2025.

Vers une solution judiciaire

En clair, pour de nombreux experts de l’industrie ferroviaire, la volte-face d’Alstom s’expliquerait par une volonté de bloquer le constructeur espagnol CAF. Cela, afin le groupe ibérique ne puisse pas s’implanter sur le marché français. Bien que ses tarifs soient plus attrayants. Environ, de 10 à 30 % moins chers. Pour le moment, afin de résoudre ce conflit, la solution judiciaire reste probable. De fait, cela contraint Valérie Pécresse à rester dans l’expectative. Et à espérer que la rénovation des rames du RER B aura quand même lieu. D’une manière ou d’une autre.