La remise en service du Train des merveilles est une renaissance pour la vallée de la Roya.

Remise en service du Train des merveilles : la vallée de la Roya renaît

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Ce lundi 3 mai, la remise en service du Train des merveilles dans la vallée de la Roya a été un événement important. En effet, les habitants de cette région ont dû attendre sept mois. Avant de revoir enfin active une partie de la ligne qui relie Nice à Tende. Cela, après le passage de la tempête Alex. Pour ce retour partiel à la normale, d’énormes travaux, proportionnels à la terrible catastrophe qui a dévasté la vallée, ont eu lieu.

Une remise en route symbolique

La remise en service du Train des merveilles est une renaissance pour la vallée de la Roya.

La remise en service du Train des merveilles est comme une renaissance pour la vallée de la Roya.

 

Pour le moment, seul le tronçon Breil-sur-Roya vers Tende, sur la ligne Nice-Cuneo, en Italie, sera actif. Pour fêter ce événement très symbolique, hier, les voyages dans ce train étaient gratuits pour les habitants de la vallée de la Roya. Une gratuité qui durera jusqu’en septembre. Cela, grâce à un « Pass réouverture » pour les sinistrés. Comme l’a annoncé hier Renaud Muselier, Président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. A l’occasion de l’inauguration de cette partie de la ligne TER, circulant à flanc de parois rocheuses. Désormais, avec cette réouverture de la ligne ferroviaire, très attendue par Jean-Pierre Vassalo, le maire de Tende, une grande partie des habitants de la haute Roya pourra à nouveau aller à Nice. Après des mois sans trains. Une coupure qui s’explique par les trop nombreux risques d’affaissements de terrain dans cette zone.

Des travaux titanesques

Suite au passage de la tempête Alex, depuis le 2 octobre, il était impossible d’utiliser cette partie de la ligne. Ainsi, la remise en service du Train des merveillles a nécessité des efforts énormes. Ceux-ci s’expliquent  par l’ampleur des dégâts et la complexité de travaux de confortement, absolument nécessaires. Sur place, ces chantiers ont mobilisé des efforts constants, sept jours sur sept. Notamment, à cause du pont à arcatures de Fontan, devenu dangereux. Afin de le remettre en état, des travaux d’urgence titanesques ont eu lieu. Cela, malgré les mois d’hiver. Normalement, ces chantiers ne finiront qu’en juin prochain. Au total, ces travaux ont coûté 20 millions d’euros. L’Etat en a pris la moitié à sa charge, la région PACA 8 millions, et le département des Alpes-Maritimes environ 2 millions.