Un puits de carbone

Puits de carbone, transformation du marais de Tasdon

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Un puits de carbone, c’est ce qui est en passe de devenir le marais de Tasdon à La Rochelle, c’est-à-dire un espace capable d’absorber du CO2 dans l’air et stocker du carbone dans son sous-sol. C’est en effet l’espoir des élus rochelais qui viennent d’investir plus de 5 millions d’euros dans ce marais désormais scruté par les scientifiques.

Un puits de carbone afin d’améliorer la biodiversité 

marais de Tasdon à La RochelleLe marais de Tasdon est un espace rendu à la nature, à quelques kilomètres seulement du Vieux port de La Rochelle. Il vient de subir de gros travaux. C’est un chantier à plus de cinq millions d’euros qui vise à améliorer la biodiversité par l’implantation de nouvelles espèces, notamment :

  • de végétaux,
  • de poissons,
  • d’oiseaux.

Il s’agit également d’en faire un puits de carbone, pouvant absorber du CO2 et lutter contre l’effet de serre. C’est un grand espoir pour les élus de La Rochelle dans le cadre de leur stratégie ‘’zone carbone’’. Il s’agit de promesses que des scientifiques sont maintenant chargés de vérifier. Plusieurs équipes composées de doctorants sillonnent donc le marais dans le cadre du projet de recherche ‘’Pampas’’. Il est porté principalement par l’université de La Rochelle.

Le jeune doctorant Jérémy Mayen pose des capteurs de CO2 dans les marais

Jérémy Mayen, doctorant à l’Ifremer de La Tremblade a chaussé ses grandes bottes, ses waders. Son équipe a posé ce qu’on appelle un bâti, le flotteur qui porte leurs sondes. Ces dernières sont capables notamment de mesurer la teneur de l’eau en CO2. Grâce à ces mesures, l’équipe pourra déterminer si le bassin pourra absorber du CO2 ou s’il dégazera.

Un puits de carboneEn clair, l’objectif est de vérifier si le marais de Tasdon peut devenir un ‘’puits de carbone’’ capable de capter du gaz carbonique, puis de le stocker dans son sous-sol. Il faut rappeler que la production primaire est l’une des grandes fonctions de ces marais. De la végétation, du phytoplancton, des producteurs primaires peuvent assimiler le CO2.

Ce phénomène est censé être favorisé par la récente reconnexion du marais à la mer. Cette dernière a fait l’objet de récents travaux. L’objectif est d’apporter des eaux salées qui seront moins chargées en CO2. En 2019, avant cette reconnexion, l’équipe de Jérémy Mayen a fait des mesures et a constaté que ces bassins étaient sursaturés en dioxyde de carbone. Il y en avait plus dans l’eau que dans l’atmosphère, donc dégazait du CO2.



Née le 16 Janvier 1982, Laurence Laporte fait ses études à l'Institut d'études politiques puis au Centre de formation des journalistes (CFJ) à Paris, elle exerce son métier dans divers journaux à gros tirage, puis en, en 2019 elle devient éditorialiste au "Bulletin des Communes" et se consacre entièrement à l'écriture.