Les places de stationnement pourraient beaucoup se réduire à Paris.

Places de stationnement : de fortes suppressions envisagées à Paris

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Places de stationnement : Anne Hidalgo veut privilégier le vélo

Anne Hidalgo, maire de Paris et candidate à sa réélection, vient de faire une déclaration choc. Elle comptera sans doute pour les Municipales. En effet, ce mardi, lors d’une conférence de presse sur l’usage du vélo dans la Capitale, Anne Hidalgo a affirmé qu’elle voulait « supprimer 60.000 places de stationnement ». Cela, afin de pouvoir créer de nouvelles pistes cyclables.

« Vivre Paris avec un nouveau rythme »

Aujourd’hui, Paris propose 1.018 kilomètres d’aménagements cyclables. Pour Anne Hidalgo, c’est largement insuffisant. De fait, elle voudrait transformer la Capitale en « ville 100 % vélo ». Où il serait « […] agréable de faire du vélo partout ». Une perspective qui a de quoi faire réfléchir de nombreux candidats. Surtout après les grèves de décembre, qui ont largement bloqué la circulation. Ainsi, pouvoir se déplacer autrement pourrait devenir un enjeu essentiel de la campagne à venir. Mais faut-il pour autant supprimer tant de places de stationnement ?

Un complet bouleversement

Avec une telle réduction des places de stationnement, se garer à Paris pourrait bientôt devenir un exploit. Néanmoins, Anne Hidalgo a annoncé ce mardi qu’elle voulait, si elle était réélue en mars, supprimer 60.000 places de stationnement d’ici 2024. Soit le retrait de la moitié des emplacements aujourd’hui disponibles. Cette décision lui permettrait alors de créer de nouvelles pistes cyclables. Cependant, ce projet soulève déjà de réelles inquiétudes chez les automobilistes parisiens. Surtout ceux qui ont impérativement besoin de circuler au quotidien en voiture. Notamment pour des raisons professionnelles. Pour eux, l’alternative du vélo est soit inadaptée à leurs possibilités, soit trop dangereuse. Du côté de certains élus, l’avenir imaginé par Anne Hidalgo provoquerait une situation simplement infernale dans la Capitale. Par exemple, pour Danielle Chiesi, maire du XVIe arrondissement, réduire la circulation parisienne serait envisageable. Mais sans « […] qu’on sorte les voitures de Paris ».

Un courant favorable

Anne Hidalgo a déclaré qu'elle voulait supprimer la moitié des places de stationnement à Paris.

Anne Hidalgo a déclaré qu’elle voulait supprimer la moitié des places de stationnement à Paris.

A l’inverse, certains voient dans la réduction des places de stationnement une opportunité d’instaurer une circulation moins stressante dans la Capitale. Ainsi, ils seraient tout à fait prêts à abandonner leur voiture. On voit donc que le débat sur le projet de transformer Paris en ville cyclable est loin d’être apaisé. En attendant, un fait demeure : Paris est la métropole la plus embouteillée de France, devant Marseille et Bordeaux. De plus, elle est la quatrième ville la plus embouteillée d’Europe. Ce, derrière Dublin, Athènes et Édimbourg.

Une évolution nécessaire ?

Parmi les partisans de la suppression des places de stationnement dans la Capitale, Christophe Najdovski, adjoint à la Mairie de Paris, chargé des transports, argumente. Il considère que refuser cette évolution reviendrait à « […] plonger Paris dans le formol. » Par conséquent, il refuse que « […] Paris reste figée, comme elle l’a été au siècle dernier. » Par ailleurs, pour lui, ce changement de cap serait « […] une nécessité, notamment vis-à vis du climat. » Bref, les automobilistes parisiens ont de vraies raisons de s’inquiéter pour leur avenir. 




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