En menant une expérience de piétonnisation à Strasbourg, la ville veut apporter un moment estival agréable à ses habitants.

Piétonnisation à Strasbourg : une expérience estivale apaisante

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Cet été, pendant deux mois, une expérience de piétonnisation à Strasbourg sera menée dans environ la moitié de son centre-ville. Ce test sera la continuation du « Plan Piéton » de la ville, voté en mai dernier. Cette expérimentation doit s’appliquer entre le 1er juillet et le 31 août.

Un dispositif expérimental

En menant une expérience de piétonnisation à Strasbourg, la ville veut apporter un moment estival agréable à ses habitants.

En menant une expérience de piétonnisation en centre-ville, Strasbourg veut apporter une pause estivale agréable à ses habitants.

Ce dispositif expérimental, annoncé en avril dernier, viendra compléter l’extension momentanée des terrasses en centre-ville. Il va dans le même sens que la future fin du diesel à Strasbourg, prévue en 2028. Ainsi, il prendra effet aux heures de forte fréquentation, pour que les piétons puissent circuler plus librement. Sur place, des bornes déjà utilisées lors du marché de Noël délimitent les zones dans lesquelles les voitures doivent cesser de circuler à certaines heures. Plus précisément, en semaine, de 11 heures à 15 heures, et de 19 heures à 23 heures 30. Et le samedi, de 11 heures à 23 heures 30.

Piétonnisation à Strasbourg : des horaires sans voitures

Actuellement, depuis le 1er juillet, ce test a commencé dans une partie de la Grande Ile. Celui-ci interdit la circulation des voitures pendant des horaires définis. Des créneaux  choisis après différents échanges avec les diverses associations de commerçants locaux. Cependant, malgré cette piétonnisation, la circulation et le stationnement des voitures restent possibles entre 23 heures 30 et 11 heures du matin. Ainsi qu’entre 15 heures et 19 heures.

Par ailleurs, les riverains de ces zones de test ont reçu un code et un badge par courrier, leur permettant d’accéder à leurs garages ou à leurs places de parking. De plus, si les entrées des voitures sont interdites à certaines heures, les sorties sont permises. Enfin, les résidents ne possédant pas de stationnements privés mais qui ont un abonnement mensuel ont le droit de se garer dans d’autres zones que celles où ils habitent. Cela, sans avoir fait de démarche administrative. Enfin, pour tout renseignement sur cette expérimentation, les Strasbourgeois peuvent questionner par mail le service chargé de réglementer cette opération.

Un espace sans tension pour les piétons

Avec ce dispositif, Strasbourg souhaite offrir aux piétons de son centre-ville des espaces où ils ne sont plus dérangés à certaines heures par les voitures. Ni même par les vélos. D’ailleurs, pour les cyclistes, la ville a prévu des itinéraires de remplacement qui leur permettent de contourner certaines zones. Ainsi, ces parcours dédiés aux deux-roues servent à éviter les tensions entre les nombreux cyclistes et les promeneurs.

Une expérimentation sous surveillance

Par la suite, en septembre, après deux mois d’essai, toutes les personnes concernées par cet essai de piétonnisation à Strasbourg pourront s’exprimer. A savoir, les Strasbourgeois des quartiers concernés, tout comme les usagers qui y passent. Ou encore les commerçants situés dans les zones de test. Comme l’a expliqué la municipalité, notamment par la voix de Pierre Ozenne, l’adjoint à la mairie chargé des espaces publics partagés, son but n’est pas de créer des problèmes mais « […] d’expérimenter avant de tirer des conclusions. » Entre autres, pour s’assurer que personne sur place n’est pénalisé par cette expérimentation. Notamment, en matière de stationnements.

Une marche arrière possible

Si cette période de test engendrait des tensions trop importantes, la ville pourrait faire marche arrière. En cas de trop grande gêne constatée. Pour réagir, tous les riverains concernés pourront témoigner sur le site de la municipalité. Voire, au cours de réunions déjà prévues, pour exprimer leur ressenti et leur vécu durant cette expérience de piétonnisation à Strasbourg.