Suite au One Planet Summit, la France va renforcer sa stratégie de protection de l'environnement

One Planet Summit : une nouvelle stratégie à mettre en place

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One Planet Summit : la France s’engage

 

Dès la clôture du récent One Planet Summit, le Gouvernement a manifesté son désir d’implanter une nouvelle stratégie environnementale. Destinée à développer plus d’aires protégées sur notre territoire.

 

Une menace réelle

Après le One Planet Summit, la France s'est engagée à mieux protéger l'environnement.

Après le One Planet Summit, la France s’est engagée à mieux protéger l’environnement.

Aujourd’hui, une menace inédite pèse sur notre planète. A savoir, le risque de voir disparaître, en à peine quelques années, un million d’espèces animales et végétales. Actuellement très menacées. Ce chiffre alarmant a été dévoilé lors du One Planet Summit. Il s’appuie sur un rapport très sérieux. Datant de 2019. Publié par la Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques. Pour contrer cette destruction, Emmanuel Macron a décidé de réagir. En donnant à 30 % du territoire français un statut d’aires protégées. Entres autres, dans divers parcs nationaux.

Une protection renforcée

De fait, 10 % du territoire seront placés sous « protection forte ». Cela, d’ici 2022. Un objectif parfaitement atteignable. Puisqu’à ce jour, 29,5 % d’aires terrestres et 23,5 % d’aires marines sont déjà sous protection dans notre pays. Mais sans doute, de façon encore insuffisante. De fait, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature attend de l’exécutif qu’il préserve plus efficacement les espaces géographiques qui en ont besoin. Cela, « […] par tout moyen efficace, juridique ou autre […].

Un objectif ambitieux

Désormais, Bérangère Abba, secrétaire d’État à la Biodiversité, a donc confirmé que la France allait s’efforcer, suite au One Planet Summit, de tenir l’objectif de 10 % de zones géographiques mises sous « protection forte ». En clair, en limitant, grâce à de nouvelles réglementations et une protection foncière renforcée, les “[…] activités humaines susceptibles de compromettre la conservation des enjeux écologiques […]”. Cela, de façon durable et permanente. Un effort qui reste considérable. Car il y a deux ans, seulement 1, 4 % du territoire métropolitain terrestre bénéficiait d’une protection jugée « forte ». Soit un bilan clairement faible. Etabli à partir d’études émanant de l’Office National de la Biodiversité.

Des Réserves Nationales Naturelles

Ainsi, pour améliorer cette situation, le Gouvernement a décidé, d’ici 2022, de créer ou d’étendre « […] vingt Réserves Naturelles Nationales […]. » Ces Réserves devraient renforcer la protection « […] de zones humides, de milieux forestiers, de milieux ouverts et d’espaces maritimes métropolitains ». Estimés d’un « intérêt majeur ». Pour désigner les futurs chantiers, les collectivités locales, expertes en matière de biodiversité, sont dès maintenant invitées à indiquer les zones qu’elles estiment prioritaires.

One Planet Summit : une nouvelle dynamique

Globalement, d’ici 2030, cette nouvelle dynamique en faveur de l’environnement devrait permettre de lutter contre les pertes actuelles « […] de biodiversité terrestre et marine ». Cela, grâce à des échanges ouverts et fréquents entre l’exécutif et les collectivités concernées. De fait, grâce à des concertations locales, le Gouvernement entend « […] renforcer la protection, la cohérence et la connectivité du réseau d’aires protégées et de protection forte […] ». Notamment, en permettant aux régions possédant une façade maritime et un bassin ultra-marin de choisir les zones qu’elles souhaitent mieux protéger. A travers des mesures adaptées. Pour cela, un vaste Plan d’actions régionales sera défini d’ici la fin de l’année. Celui-ci devrait aboutir à un Plan triennal. Dont le développement aura lieu de 2021 à 2023.

Un réseau plus global

Grâce cette stratégie, définie lors du One Planet Summit, la France pourra véritablement mettre en place un réseau global d’aires protégées. Pour la première fois, autant terrestres que maritimes. Cela, en métropole comme en Outre-mer. Bien sûr, ce vaste Plan nécessitera des fonds. Dont les montants seront précisés par la suite. Par ailleurs, ce déploiement environnemental engendrera sans doute de nombreux emplois.