A l'avenir, noter les vêtements sur leur impact écologique devrait permettre de mieux informer les consommateurs.

Noter les vêtements : pour mieux protéger l’environnement

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Noter les vêtements : vers un barème écologique

Mardi dernier, le Gouvernement et les industriels de l’habillement ont lancé une réflexion en faveur d’un futur étiquetage environnemental, appliqué au textile. En priorité, pour pouvoir noter les vêtements sur leur impact écologique. Ce projet devrait aboutir d’ici 18 mois.

Des étiquetages plus clairs

Une loi anti-gaspillage vient d’être promulguée ce mardi 11 février. Elle devrait engendrer un nouveau système d’étiquetage « vert », appliqué à certains produits. Jusqu’à présent, cette évaluation n’existe pas dans tous les domaines. Néanmoins, elle est déjà en cours dans l’électroménager. Mais pour l’instant, une évaluation courante pour noter les vêtements n’existe pas. A l’avenir, une nouvelle classification devrait servir à informer les consommateurs sur les caractéristiques de fabrication de la plupart des produits qu’ils choisissent. Ainsi, leurs achats pourront être guidés par des informations environnementales clarifiées.

Le secteur du textile en tête

Parmi les secteurs concernés, celui des textiles sera prioritaire. En effet, il constitue l’un des plus polluants. A l’évidence, dans le monde, il produit des quantités considérables de gaz à effet de serre. Depuis plusieurs années, l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, l’ADEME, veut mettre en place ce type de classification. Celle-ci, graduée de A à E, servira à mieux informer les consommateurs. Par la suite, ce système de notes devrait s’appliquer à l’ameublement, aux vêtements, à l’hôtellerie, à l’alimentation et aux produits électroniques.

Des évaluations à grande échelle pour noter les vêtements

Le projet de noter les vêtements au niveau de leurs retombées écologiques devrait bientôt s'étendre.

Le projet de noter les vêtements au niveau de leurs retombées écologiques devrait bientôt s’étendre.

Cette notation, échelonnée de A à E, devrait être signalée par un logo caractéristique, représentant une planète bleue. Son barème d’évaluation tiendra compte de l’ensemble du cycle de vie d’un vêtement. Cela englobera les matières premières qu’il utilise et sa distribution. Cela, jusqu’à sa fin de vie. Ainsi, l’impact carbone d’un vêtement, les ressources qu’il nécessite et la pollution qu’il engendre seront notés. Dans le secteur du textile, ce type d’affichage est déjà testé par certaines enseignes grand public. Par exemple, Décathlon.

L’étiquetage environnemental : un procédé à généraliser

A l’avenir, Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique, veut que ce procédé permette de noter les vêtements à grande échelle. Pour cela, des équipes du ministère et des entreprises privées vont établir une méthode rationnelle. D’ici 18 mois, cela devrait aboutir à un décret d’application. Il sera suivi d’une mise en place avant la fin du quinquennat. Pour la ministre, cette façon de noter les vêtements via leur impact écologique répond « […] à une demande de plus en plus pressante des concitoyens ».

Des chiffres à rappeler

D’après l’ADEME, chaque année, 624.000 tonnes de textiles seraient vendues en France. Ce volume inclut non seulement les vêtements, mais aussi les chaussures et le linge de maison. Cela représente environ 2,6 milliards de pièces. Soit, 9,5 kilos par habitant. Par ailleurs, on estime qu’en moyenne une personne achète 60 % de vêtements en plus qu’il y a 15 ans. Tout en conservant ses achats moitié moins longtemps. A partir de ces estimations, nettement en hausse, établir un système d’étiquetage sera très utile. De fait, iI devrait permettre de noter les vêtements à partir de leur impact environnemental. Tout en réduisant les quantités d’achats. En tous cas, noter les vêtements devrait influer sur la future consommation des produits neufs. Tout en encourageant à pratiquer plus souvent le recyclage.