Les mégots jetés par terre, dans les bouches d'égout, polluent directement l'eau de la mer.

Mégots jetés : Toulon lance une opération de sensibilisation

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Mégots jetés : une campagne pour éduquer les fumeurs

 

Ce début juillet, la ville de Toulon a lancé une offensive contre les mégots jetés par terre. Principalement dans les bouches d’égout et les caniveaux. Cette opération anti-pollution a pour but de faire changer le comportement quotidien des fumeurs. Qu’ils soient riverains ou encore vacanciers.

 

Une pollution non négligeable

D’apparence anodine, les mégots jetés au sol entraînent en réalité une pollution sournoise. Car ce que beaucoup de fumeurs ne savent pas, c’est que leurs mégots nuisent énormément à l’eau. Simplement, en transitant souvent des rues citadines jusqu’à la mer. Une nuisance sanitaire contre laquelle Mohamed Mahali, adjoint Toulonnais à l’environnement et à l’urbanisme, se bat au quotidien. Expert dans ce domaine, il explique qu’un seul mégot abandonné dans une bouche d’égout est non biodégradable. De fait, il peut ensuite polluer jusqu’à 500 litres d’eau.

Pour limiter cette pollution, l’élu préfère d’abord miser sur la pédagogie. Plutôt que sur une attitude purement répressive. Dans ce but, la ville a récemment fait poser 200 plaques près de ses bouches d’égout. Avec l’avertissement « Ne rien jeter, ne rien vider. La mer commence ici ». Cela, pour rappeler aux piétons que la voie publique n’est pas un cendrier à ciel ouvert. Et que l’abandon des déchets a forcément des conséquences néfastes. Bientôt, ces plaques existeront aussi en anglais, pour toucher plus de vacanciers.

Une attitude plus répressive

Les mégots jetés par terre, notamment dans les bouches d'égout, finissent souvent par polluer la mer.

Les mégots jetés par terre, notamment dans les bouches d’égout, finissent souvent par polluer la mer.

Cependant, pour accélérer la pédagogie, la ville peut aussi infliger des amendes forfaitaires aux citoyens qui manquent totalement de civisme. Celles-ci s’élèvent à 68 euros. De plus, sans paiement dans un délai de 45 jours, l’amende passe alors à 180 euros. Par ailleurs, pour mieux protéger la voie publique contre les fumeurs indélicats, un prochain décret à l’étude pourrait encore augmenter le forfait actuel de 68 à 135 euros. Voire plus, en cas de procès-verbal. Ainsi, les mégots jetés par terre deviendraient des déchets comme les autres. Comparables, par exemple, aux masques et aux gants de protection usagés. Ou à tout autre abandon d’ordures sur la voie publique.

Un durcissement nécessaire

A l’évidence, cette nouvelle contravention serait encore plus dissuasive. De cette manière, Toulon alignerait sa politique de protection de l’environnement sur celle de Cannes. En effet, dès 2014, la cité cannoise avait déjà décidé d’assainir ses rues et ses plages. En appliquant une amende fixe de 68 euros aux fumeurs adeptes des mégots jetés par terre. Un comportement encore trop répandu aujourd’hui.