Inquiétude autour de la grippe aviaire : l’élevage intensif en question

Inquiétude autour de la grippe aviaire : l’élevage intensif en question

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Inquiétude autour de la grippe aviaire : une épidémie à répétition

 

Dans le Sud-Ouest, l’inquiétude autour de la grippe aviaire est en train de croître. Pourtant, depuis décembre dernier, l’abattage de plus de 700.000 canards a déjà eu lieu. Cela, pour tenter d’endiguer les risques de diffusion de cette maladie. Or, c’est la troisième fois en cinq ans qu’une telle catastrophe se produit. Aujourd’hui, les craintes continuent de grandir chez les éleveurs. Notamment, dans les Landes. Face au péril économique et moral que provoque cette redoutable influenza aviaire.

 

De futures diffusions possibles

L'inquiétude autour de la grippe aviaire s'explique notamment par son caractère répétitif.

L’inquiétude autour de la grippe aviaire s’explique notamment par son caractère répétitif.

L’un des problèmes que soulève une telle épidémie, c’est qu’il faut rapidement faire abattre les palmipèdes. Par les entreprises mandatées par l’État. Or, durant les transports des animaux, on risque toujours de diffuser le virus H5N8. Très contagieux. Simplement, en déplaçant les animaux contaminés. Ou encore, après qu’ils aient été euthanasiés. Par électrocution. Ou après avoir utilisé un gaz mortel pour les canetons. De fait, même après cet abattage, le virus reste hautement pathogène. Notamment pour les élevages se trouvant près des passages des camions transportant les canards.

Des bâtiments protecteurs à construire

Selon les Chambres d’Agriculture, le ministère de l’Agriculture ou les départements producteurs, pour apporter une solution durable, il faudrait construire de nombreux bâtiments de protection dans les élevages. Pour empêcher les transmissions virales. Cela, afin de pouvoir isoler les animaux qui vivent en plein air. Surtout, lors des périodes à risque. Déjà, un arrêté datant de février 2016 va sans ce sens. Pour les élevages de plus de 3.200 canards. Qui doivent être mis à l’abri du 15 novembre au 15 décembre. Cependant, on sait que des élevages intensifs, pouvant atteindre 40.000 canards à l’année, ne respectent pas cette obligation. Entre autres, parce que cette mesure implique des investissements trop importants.

Un moral au plus bas

Actuellement, les éleveurs landais ne savent pas quand ils pourront reprendre leur activité. Sur place, cela pourrait attendre jusqu’au 1er mai. D’où une forte inquiétude autour de la grippe aviaire. A cause d’un arrêt de travail long et brutal. Qui pourrait aussi s’imposer dans le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, le Gers et les Hautes-Pyrénées. Car cette épizootie redoutable pourrait encore imposer d’autres abattages préventifs. Pour garder cette influenza aviaire sous contrôle. De plus, même si des indemnisations du ministère de l’Agriculture surviennent, le moral des éleveurs de canards sera forcément touché.