L'inquiétude chez les commerçants grandit face à une grève durable pendant le mois de décembre.

Inquiétude chez les commerçants : la grève qui serait de trop

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Inquiétude chez les commerçants : un essoufflement général

Le fort mouvement de grève qui vient de s’amorcer hier contre la réforme des retraites a fait naître une réelle inquiétude chez les commerçants. Déjà affaiblis par les samedis des Gilets jaunes, ils craignent désormais de ne pas pouvoir travailler normalement pendant les semaines des achats de Noël.

Un début de crainte

L’année dernière, les multiples manifestations et les diverses dégradations qu’elles avaient provoquées avaient durement impacté de nombreux commerces physiques. Ainsi, on estime que leur manque à gagner avait alors été d’environ 25 %. Surtout dans les boutiques des centres-villes des grandes métropoles. Beaucoup de magasins avaient régulièrement été bloqués dans leur fonctionnement, voire contraints de fermer. De fait, le chiffre d’affaires de nombreux commerces avait sensiblement chuté. Aujourd’hui, beaucoup d’enseignes craignent que ces troubles ne recommencent. Car des blocages pourraient à nouveau survenir, ce qui empêcherait notamment les livraisons. A l’évidence, les clients habituels ne pourraient plus faire leurs courses dans les magasins. Alors que Noël est une période d’intense activité. Donc, l’inquiétude chez les commerçants est qu’une ambiance négative s’installe, en stoppant radicalement la joie de consommer. Pour de nombreux professionnels, cela pourrait entraîner une chute de rentabilité comparable à la grande grève de 1995, menée contre le Plan Juppé, de sinistre mémoire.

Un très mauvais souvenir

Une inquiétude chez les commerçants est due à la grève qui vient de commencer.

Une inquiétude chez les commerçants est due à la grève qui vient de commencer dans le pays.

En 1995, le Plan Juppé concernait déjà la question très sensible des retraites. Or, en raison d’une contestation massive, entre novembre et décembre, les divers blocages que ce Plan avait engendrés avaient duré 22 jours. Dont 16 ouvrables. Au final, ce mouvement social avait coûté au pays environ deux dixièmes de point de son Produit Intérieur Brut. Avec des conséquences très négatives sur la consommation des Français. D’ailleurs, celles-ci avaient été relevées par l’Insee. Aujourd’hui, cette période difficile n’a pas été oubliée. Et l’inquiétude chez les commerçants leur fait redouter une répétition de cet épisode très sombre, particulièrement mauvais pour les affaires. C’est notamment le cas à Lyon, où la célèbre Fête des Lumières risque d’être très perturbée.

Une opportunité renforcée pour Internet

Il y a 24 ans, lors de ce ralentissement économique historique, les achats en ligne n’avaient pas encore pris leur essor. Mais dorénavant, leur banalisation a fait son entrée dans quasiment tous les foyers. Ainsi, on peut être certain que si les consommateurs se retrouvaient empêchés de consommer dans les boutiques physiques, ils se tourneraient forcément vers le Web. Ce qui augmenterait encore les bénéfices des principales plateformes de E-commerce, Amazon en tête. Cette perspective renforce encore l’inquiétude chez les commerçants français.