Le coût de la grève SNCF va plomber les résultats annuels du groupe ferroviaire.

Grèves SNCF : un conflit historiquement long

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Les grèves SNCF : des conséquences financières lourdes

Avec un coût qui se chiffre déjà à près de 700 millions d’euros, les grèves SNCF qui durent maintenant depuis plus d’un mois vont durement rogner les comptes du groupe ferroviaire. Son patron, Jean-Pierre Farandou, espère maintenant une reprise normale du trafic, la plus rapide possible.

Des pertes qui s’additionnent

Actuellement, les grèves SNCF continuent d’alourdir les pertes du groupe ferroviaire. Estimé à près de 700 millions d’euros, ce manque à gagner très important devra, en fin de crise, comptabiliser « les dédommagements pour les voyageurs de la vie quotidienne et les chargeurs qui vont quitter le ferroviaire pour repasser à la route. » C’est ce qu’a expliqué Jean-Pierre Farandou, directeur de l’entreprise, dans une vidéo interne du groupe. Pour l’instant, la SNCF estime en moyenne que ce mouvement social lui coûte 20 millions par jour. Or, cette perte commerciale très conséquente est largement supérieure aux économies réalisées avec les salaires aujourd’hui non versés. De plus, les compensations qui seront fatalement accordées aux voyageurs et aux régions touchés viendront encore grossir la note. Celle-ci s’annonce donc très salée. Ainsi, à l’évidence, le chiffre d’affaires du groupe ferroviaire va fortement reculer.

Des conséquences économiques graves

Le coût de la grève SNCF ne cesse de s'alourdir, jour après jour.

Le coût de la grève SNCF ne cesse de s’alourdir, jour après jour.

A la fin du mois de décembre 2019, Jean-Pierre Farandou, patron du groupe ferroviaire, avait déclaré au journal Le Monde qu’à cause de la grève SNCF, « Les comptes 2019 seront fortement impactés ». Bien qu’il ait affirmé respecter la position des grévistes, désormais, il « […] formule le vœu que la grève […] s’arrête ». A ce jour, alors qu’aucune sortie de crise ne se précise, les conséquences économiques négatives de ce mouvement continuent de s’alourdir. Ainsi, ce constat très préoccupant pousse Jean-Pierre Farandou à observer « Cette grève perturbe lourdement la vie des Français, affecte l’économie de notre pays et abîme notre entreprise. » En attendant, il remercie les employés qui continuent aujourd’hui de travailler. S’adressant aux personnels toujours grévistes, il leur demande de prendre « […] conscience des avancées obtenues, en termes de transition entre le régime spécial et le nouveau système. » En effet, Jean-Pierre Farandou a rappelé que « […] 58 % des cheminots statutaires, dont 3 conducteurs sur 4, ne sont pas concernés par cette transition. » De plus, pour les cheminots statutaires qui le sont, la transition sera très progressive. Ainsi, en matière de conséquence, les « […] modalités de calcul de leurs retraites donneront un résultat très proche du régime actuel. »

Un net essoufflement général

Par rapport au lundi 6 janvier, le taux des grévistes à la SNCF reste relativement stable. De fait, ce pourcentage est à présent d’un peu plus de 6 %. Parmi ces grévistes, ce sont les conducteurs qui demeurent les plus mobilisés, avec environ un tiers d’entre eux. Par rapport à vendredi dernier, leur nombre a même augmenté. Ce, d’environ 5 %. Globalement, ce sont les personnels qui permettent directement la circulation des trains qui ont le plus arrêté de travailler. Par ailleurs, environ 19 % des contrôleurs sont en grève, ainsi que 11 % des aiguilleurs. Néanmoins, ce taux global de 6 % de personnels qui poursuit la grève SNCF marque un net essoufflement de ce mouvement social. En effet, lorsqu’il a démarré, le 5 décembre dernier, le taux de grévistes atteignait presque 56 %.




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