Frais bancaires : une hausse manifeste

Homme assis devant son ordinateur portable

Le poids handicapant des frais bancaires

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, a déclaré dimanche dernier, lors des Rencontres économiques organisées à Aix-en-Provence, qu’il souhaitait que les frais bancaires facturés pour cause de découvert soient désormais plafonnés, afin de soulager les foyers les plus modestes.

Une prochaine mesure de régulation

 Le magazine 60 Millions de Consommateurs a récemment démontré que ces frais bancaires avaient littéralement explosé, ce qui constitue pour certains foyers en difficulté une charge extrêmement lourde. Ce constat a d’ailleurs été confirmé par différentes associations de protection des consommateurs. L’étude faite par 60 Millions de Consommateurs a, de son côté, révélé que les frais de découverts s’élevaient pour certains ménages à : « […] près de 300 euros de frais par an, contre 34 euros pour les clients lambda en moyenne. » Cette nouvelle mesure de plafonnement serait donc une aide appréciable, qui devrait être incluse dans le futur Plan Pauvreté. Pour l’instant, la présentation de ce Plan a été différée par le président Macron, en raison des retransmissions des matchs de l’actuelle Coupe du monde de football. La mise en application de ce Plan a été prévue pour le premier janvier 2019.

Une étude complémentaire

En janvier dernier, l’Union UFC-Que Choisir avait également dénoncé une spirale abusive des frais bancaires en hausse. En effet, l’Union avait constaté que cette pratique récurrente pénalisait très durement certains consommateurs, en cas de dépassements d’autorisation de découvert. Aujourd’hui, une fois cumulés, ces frais d’agios peuvent parfois atteindre jusqu’à près de 35 % des frais de compte des clients concernés. Par ailleurs, cette même étude a aussi mis en avant que les banques en ligne sont, par rapport à ces coûts, jusqu’à six fois moins chères que les établissements bancaires physiques traditionnels.

 Un élan commun

Ce constat partagé a conduit un collectif, qui rassemble UFC-Que Choisir, l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF), le syndicat CGT Banques Assurances et l’Association Familles Rurales, à demander au Gouvernement un plafonnement fixe des frais bancaires, appliqué à tous les consommateurs. Cette requête a tout à fait été entendue par Bruno Le Maire, qui a toutefois demandé un délai pour pouvoir négocier avec la filière financière. Ce temps nécessaire permettra de décider d’un plafonnement officiel, favorable ensuite aux foyers les plus modestes.

 

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