DERNIERES INFORMATIONS
Search
La fermeture du compte de Donald Trump soulève de nombreuses questions

Fermeture du compte de Donald Trump : le choix radical de Twitter

18063

Fermeture du compte de Donald Trump : des réactions contrastées

 

Depuis le 9 janvier dernier, la fermeture du compte de Donald Trump par Twitter est effective. Or, cette décision radicale intervient après quatre années d’une tolérance parfois surprenante. Sans doute due au statut privilégié du président américain. Cependant, le réseau social a finalement fait plus que modérer un compte aux contenus hors limites. De fait, Twitter l’a simplement bloqué.

 

Une décision très controversée

La fermeture du compte Twitter de Donald Trump a provoqué de nombreuses réactions politiques.

La fermeture du compte Twitter de Donald Trump a provoqué de nombreuses réactions politiques.

Officiellement, cette fermeture du compte de Donald Trump s’explique par une crainte « […] de nouvelles incitations à la violence ». En effet, l’épisode traumatisant de l’attaque du Capitole, historiquement inédite, par des militants pro-Trump déchaînés, a profondément choqué l’Amérique. Qui redoute toujours des débordements dans les prochains jours. Car il faut rappeler que cet incident a provoqué cinq morts. Or, les encouragements de Donald Trump, envoyés à ses partisans, ont sans doute joué un rôle aggravant dans cette émeute. Au point de faire envisager la destitution anticipée de Trump.

Définir les limites du pouvoir numérique

Néanmoins, la sanction de Twitter a suscité de nombreuses critiques parmi la classe politique. Cela, chez des élus de tous bords. Dans tous les pays. Qui ont vivement réagi. Au nom de la protection de la liberté d’expression. En effet, ce blocage sans appel a été décidé par une entreprise privée. A l’encontre d’une personnalité politique majeure. Ce qui soulève un débat complexe, qui reste ouvert à ce jour. A savoir, la responsabilité des réseaux sociaux concernant leurs contenus. Ainsi que les véritables limites de leur pouvoir.

Des règles à clarifier

De fait, l’incident très marquant du Capitole, qui a entraîné la fermeture du compte de Donald Trump par Twitter, marque un tournant. Car le président américain est toujours en exercice. Ce qui pose la question de laisser s’exprimer ou non un dirigeant politique en poste. Via les réseaux sociaux. Alors que ces mêmes réseaux occupent, comme Facebook, une position de quasi-monopole. Ce qui assimile ces immenses plateformes numériques à des entreprises publiques. Et plus seulement privées. Par ailleurs, bloquer un compte pour cause de propos dangereux est une règle qui demeure aujourd’hui très nébuleuse.

D’autres comptes à fermer

Avec le recul, le compte Twitter de Donald Trump aurait pu/dû être déjà bloqué bien avant. En raison de propos sexistes, homophobes, voire parfois très menaçants. Par exemple, la promesse claire envoyée par Trump à la Corée du Nord, d’un conflit nucléaire possible. Enfin, si Donald Trump a dépassé des limites évidentes, en jetant souvent de l’huile sur le feu, d’autres comptes Twitter restent toujours ouverts. Alors qu’ils continuent de publier des propos très nocifs. Sans pour autant être inquiétés. Cela démontre qu’une modération réellement juste et efficace est très difficile à faire appliquer.

  • Le Bulletin des Communes vous suggère aussi l’article du Monde


Né à Paris le 12 Décembre 1981, Pierre Baron est un journaliste français. En 1999, à tout juste 19 ans, il débute une carrière de journaliste à News-York sur la chaîne spécialisée en économie Bloomberg TV. Il rejoint BFM TV dès son lancement en 2005 et anime des émissions sur la chaîne d'info en continu de 2005 à 2010. On le voit ensuite sur iTélé, entre 2011 et 2017 date à laquelle il intègre la rédaction du Bulletin des Communes qui lui confie la rubrique NTIC.