Bruno Le Maire a admis un état d'urgence, afin d'aider les entreprises françaises.

Etat d’urgence : des mesures de soutien face au coronavirus

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Etat d’urgence : une stratégie globale

Avant-hier, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, accompagné d’Agnès Pannier-Runacher, sa secrétaire d’Etat, a présenté différentes mesures de soutien aux entreprises françaises. Une réaction motivée par l’état d’urgence engendré par l’évolution de l’épidémie de coronavirus.

Un nouveau Plan activé

Lors d’une récente conférence de presse donnée à Bercy, après avoir rencontré les principales fédérations professionnelles et patronales, Bruno Le Maire s’est montré décidé. De fait, il va activer un dispositif d’aides aux entreprises qui subissent actuellement une chute de productivité. Ce, à cause des craintes suscitées par le coronavirus. A cause de cet état d’urgence, il a déclaré « Ce n’est pas le moment de compter notre soutien […] ». La mise en oeuvre de ce Plan d’aides aux entreprises devrait s’appuyer sur des mesures similaires à celles déjà décidées lors de la précédente crise financière de 2008.

Une attitude volontaire

Pour Bruno Le Maire, l’objectif est clair « Aucune entreprise ne doit connaître de problème de trésorerie dans les semaines et mois à venir. » Un véritable défi financier, à un moment où la crise sanitaire due au coronavirus affecte en profondeur de nombreux secteurs d’activité. En priorité, le tourisme et l’événementiel. Cela, au niveau mondial. Ainsi, dans l’hôtellerie et la restauration, les réservations montrent déjà une baisse d’environ 30 %. Cette baisse entraîne évidemment des conséquences très pénalisantes, qui font beaucoup souffrir les commerces concernés. D’où l’état d’urgence constaté.

Etat d’urgence et  cellule de crise

Diverses mesures vont aider à soulager les secteurs impactés par une forte chute d’activité. Ainsi, un report des charges sociales et fiscales, accompagné d’un étalement des créances, pourra alléger les frais fixes. De même que, dans certains cas, la mise en place d’un chômage partiel. Par ailleurs, Bercy a décidé de faciliter à nouveau les procédures de crédits entre les banques et les entreprises. Pour cela, une « cellule de continuité économique » a même été créée. Celle-ci permet au ministère d’obtenir un bilan journalier de toutes les activités commerciales freinées par l’épidémie. Ce, sur l’ensemble du territoire.

Un rôle renforcé de la Banque Publique d’Investissement

Bercy a admis un état d'urgence, pour aider les entreprises françaises en difficulté.

Bercy a admis un état d’urgence, pour aider les entreprises françaises en difficulté à cause du coronavirus.

Pour garantir les crédits contractés par les PME, la Banque Publique d’Investissement est désormais mobilisée. Dorénavant, elle soutient 70 % de ces crédits, au lieu de 40 % auparavant. Cette initiative a pour but de limiter l’impact de l’épidémie. A terme, elle permettra que « […] l’activité économique puisse redémarrer après le virus, dans les meilleurs délais possibles ». Dans une récente déclaration, le ministre de l’Economie a admis que l’impact du coronavirus sur la croissance sera “beaucoup plus significatif que ce qui avait été annoncé […]”.

Un soutien actif du G7

Bruno Le Maire vient également de participer à une visioconférence qui a réuni tous les ministres des Finances du G7. Ce, afin de déterminer les mesures budgétaires nécessaires au soutien de l’activité des pays les plus riches. Une initiative motivée par un réel état d’urgence. Celle-ci a rejailli positivement sur la Bourse, puisque les marchés sont remontés mardi dernier. Ainsi, en faisant front commun, les banques centrales espèrent pouvoir limiter les effets délétères de l’épidémie sur l’économie mondiale. A ce sujet, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a confirmé qu’elle était « […] prête à prendre les mesures appropriées ». Sa réaction fait écho à l’estimation prudente émanant de l’OCDE, concernant la croissance mondiale. En effet, cette année, celle-ci ne devrait pas dépasser les 2,4 %. Par anticipation, ce taux modéré tient compte d’une récession plus que probable, engendrée par le coronavirus.




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